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REFORME DE LA FONCTION PUBLIQUE :

1er objectif atteinT.

 

CONTEXTE

 

La France est, parmi les 21 pays de l’OCDE, le troisième en pourcentage de l’emploi dans les administrations publiques par rapport à la main d’œuvre totale : 22 %, après la Suède (28 %) et la Norvège (29 %). Si l’on inclut les agents des organismes de sécurité sociale, la France, avec 3,3 %, a le ratio le plus élevé par rapport à la population totale, derrière la Belgique (3,5 %). La réalité est donc que la France dispose d’une bonne fonction publique mais sans doute au-delà de ses moyens.

 

Les effectifs de la masse salariale de la fonction publique représentent en effet le premier poste de dépenses de l’Etat : 13,1 % du PIB en 2006 ou encore plus de 43 % du budget de l’Etat. Ces dépenses correspondent au financement de 5,2 millions d’agents publics. Un actif sur 5 travaille pour la fonction publique et un actif sur 10 pour la fonction publique d’Etat. Sur 10 ans, plus de 85 % des dépenses de l’Etat (hors dette) ont été consacrées à la fonction publique dont les effectifs ont augmenté de 15 % en 10 ans.

 

 

Dans ce contexte, qui fait malheureusement de la France une triste exception européenne,  « C’est la maîtrise de la dépense qui garantit la solvabilité de l’Etat ». Le Ministre Woerth  l’affirme de manière récurrente et  nous ne pouvons que partager son analyse.

 

 

 

 

 

 

 

 

RESPECT DU PRINCIPE DE NON-REMPLACEMENT D’UN FONCTIONNAIRE SUR DEUX

 

 

Pour la première fois, la règle du non-remplacement d’un départ à la retraite sur deux est respectée par l’Etat.

 

Près d’un départ à la retraite sur deux ne sera pas remplacé dans la fonction publique, soit une baisse des effectifs de 30600 fonctionnaires de l’Etat sur 2,5 millions. C’est un effort considérable car ce chiffre représente autant en une année que tous les efforts effectués sur le quinquennat précédent.

 

 

Pour autant, les dépenses de personnel ne représentent pas moins de 43,3 % du budget général contre 44 % en 2007 !

 

Les 30600 suppressions de poste annoncées ne pèsent donc pas lourd, représentant une économie brute de 900 millions d’euros soit 450 millions net compte tenu du fait que la moitié sera rendue aux fonctionnaires afin de les intéresser aux réformes et de garantir leur pouvoir d’achat. Sans compter les pensions des fonctionnaires qui vont coûter de 2,4 milliards d’euros de plus par an en 2008 et 2009 ; 2,5 milliards sur la période 2009-2011. L’économie nette serait de 1,6 milliards d’euros sur les quatre années 2008-2011, environ 400 millions par an soit quasiment le coût de la réforme de l’audiovisuel public !

 

UN PRINCIPE BAFOUE PAR LES OPERATEURS DE L’ETAT

 

Les créations d’emplois des opérateurs publics annulent en partie cet amaigrissement. La cour des comptes, dans un rapport récent sur la situation et les perspectives des finances publiques note que «  les données fragmentaires disponibles sur les opérateurs de 2006 à 2008 laissent prévoir une augmentation de 14 000 agents » soit environ le tiers des suppressions de postes dans les services de l’Etat. Rappelons que les opérateurs, contrôlés directement par l’Etat, sont en charge de missions de service public et que leur financement est assuré majoritairement par l’Etat. Il s’agit par exemple du musée du Louvre, de l’Ademe ou de Météo France. Certes pour la première fois cette année le projet de loi de finances pour 2009 fixe un plafond des emplois des opérateurs. Mais leur présentation dans l’annexe « jaune », comme le souligne le député Georges Tron, est d’une grande opacité. Il serait souhaitable que la règle de non-remplacement d’un départ à la retraite sur deux soit appliquée aux opérateurs, ce qui apparemment n’est pas le cas puisque le ministère du Budget a calculé que le taux d’effort ( diminution rapportée aux effectifs totaux) demandé aux opérateurs (-0.5 %) est inférieur de plus de moitié à celui qu’ont consenti les services de l’Etat (-1,2 %).

 

 

QUE PENSER DU RETOUR DES CONTRATS AIDES ?

 

Les 100 000 contrats aidés supplémentaires en 2009 annoncés par le Président de la République et non encore budgétisés, vont coûter entre 150 et 200 millions d’euros. Le nombre d’embauches dans ces contrats passe donc de 230 à 330 000. Vous me direz qu’à l’époque du gouvernement Jospin, on était monté à plus de 500 000, mais pour un libéral comme moi, les emplois subventionnés, payés par l’Etat à 80 %, restent de faux emplois qui trop souvent encore ne débouchent, à l’issue de ce contrat aidé, que sur l’ANPE.

 

LES FAIBLES RESULTATS DE LA rGPP

 

Le gouvernement a lancé en juillet 2007 une Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP) qui constitue l’une des grandes orientations des finances publiques pour les années 2009-2012. Dans le cadre de cette révision générale, le gouvernement a pris 337 décisions de réformes destinées à rendre l’Etat plus efficace et les politiques publiques mieux ciblées, grâce à un meilleur service rendu à l’usager, un coût mieux maîtrisé et un travail plus valorisant pour les fonctionnaires.

Dans la crise actuelle, l’effort défini par la révision générale de politique publique reste insuffisant. Avec 7 milliards d’économies sur quatre ans, dont 3 milliards sur le personnel, il reste relativement faible, compte tenu des engagements financiers nécessaires pour amortir la crise.

Il serait ainsi souhaitable, dans chaque ministère,  de pouvoir disposer d’un descriptif des économies résultant des restructurations, et des « coûts résultant des mesures d’accompagnement des restructurations mises en œuvre dans le cadre de la RGPP »  Cela a été demandé dans une circulaire de la direction du budget mais nous regrettons que les Parlementaires ne se voient pas présenter systématiquement ces informations.

 

 L’EXEMPLE ITALIEN

 

En 1990, le gouvernement italien se trouvait à peu près dans la même situation que nous et la fonction publique représentait 13 % du PIB. Romano Prodi, qui est une référence pour la gauche, a entamé un plan de rénovation de la fonction publique qu’il a ramenée à 10 %  du PIB en 2000. Il a sanctuarisé les fonctions régaliennes de l’Etat et redéfini le champ de ses missions, ce que n’a pas fait la révision générale des politiques publiques. Le gouvernement italien a en effet considéré que seuls les métiers de diplomate, magistrat, membres du corps préfectoral, militaire et forces de police faisaient partie des fonctions régaliennes de l’Etat et justifiaient donc d’un statut de la fonction publique. L’ensemble des autres fonctionnaires a été contractualisé et basculé sur le même statut que les salariés du secteur privé.  Il a, en outre, incité les fonctionnaires à rester au-delà de leur retraite, ce qui représente une double économie. Ce que les Italiens ont fait, nous pouvons le faire. Nous sommes en effet dans la situation de cet automobiliste qui possède une belle voiture mais au dessus de ses moyens. Qu’elle que soit la douleur, soit il change pour avoir une voiture conforme à ses ressources, soit il devra à terme l’abandonner au bord de la route.

 

 

 

                                 Extraits de l’intervention en séance du sénateur Philippe Dominati le 26 novembre 2008 à l’occasion du débat sur les effectifs de la fonction publique.

 

 

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auto-entrepreneur

 

Le statut d’auto-entrepreneur crée par la Loi de Modernisation de l’Economie à l’initiative d’Hervé Novelli, Secrétaire d’Etat des Petites et Moyennes Entreprises, sera en vigueur dès le 1er janvier 2009 !

Avec ce régime, accessible aux entreprises ayant un chiffre d'affaires maximum de 80 000 € HT pour les entreprises de commerce et 32 000 € HT pour les  entreprises de services,

une simple déclaration sur internet (www.lautoentrepreneur.fr) suffit pour lancer son activité qui bénéficie d’un prélèvement libératoire unique des cotisations sociales et fiscales. La taxation ne se fera que sur le chiffre d’affaires réalisé par mois ou trimestre. La cessation d’activité sera aussi simple que sa création et n’entrainera aucune charge supplémentaire. Avec ce régime, pas de mauvaises surprises, pas de TVA, pas d’impôt sur les sociétés, pas de frais de publication au J.O, pas de frais d’affiliation, pas de taxe professionnelle pour les 3 premières années.

L’objectif de la création de ce statut est de générer plusieurs centaines de milliers de nouveaux entrepreneurs dans notre pays dès 2009, chacun d’entre eux générant un revenu ou un complément de revenu. C’est la version entrepreneuriale du travailler plus pour gagner plus, en toute simplicité.

 

 

 

 

 

SUPPRESSION DE L’ISF

 

Lors de l’examen des articles du Projet de Loi de Finances pour 2009, Philippe Dominati a déposé plusieurs amendements visant à la suppression, à l’exonération de la résidence principale ou au minimum à la limitation des effets de l’Impôt de Solidarité sur la Fortune.

Il a notamment rappelé que la France est le seul pays d’Europe à avoir maintenu cet impôt  archaïque, soulignant que cet impôt coûtait plus cher à l’Etat que ce qu’il lui rapportait notamment à cause des expatriations fiscales. Enfin, Philippe Dominati a critiqué les effets pervers de cet impôt qui fait d’un propriétaire d’un appartement de 70m2 à Paris, un assujetti à l’ISF !

 

 

 

 

Service Minimum d’Accueil SMA

 

Refus persistant du maire de Paris d’appliquer le  Service Minimum d’Accueil en cas de grève des enseignants, alors même qu’une décision du tribunal administratif  lui impose de se mettre en règle avec la loi .Impossible, argue-t-il, de mobiliser les animateurs nécessaires ! Si ce service minimum est si difficile à mettre en place, pourquoi ne pas le déléguer aux maires d’arrondissement comme la loi le permet et comme l’ont demandé plusieurs élus ? Simplement parce que certains maires de gauche ont décidé de boycotter la mise en place du service minimum d’accueil dans les écoles, voté par la droite cet été… Les familles parisiennes apprécieront ce diktat politicien aux motifs fallacieux.

 

 

 

 

CALENDRIER PARLEMENTAIRE

 

9 Décembre : vote du Projet de loi de Finances pour 2009

 

15 décembre : examen du projet de loi relatif à la communication audiovisuelle et au nouveau service publique de la télévision

 

18 décembre : projet de loi de finances rectificative pour 2008