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UNANIMITE

SUR LE GRENELLE DE L’ENVIRONNEMENT


Par 312 voix, le Sénat a adopté à l’unanimité des votants, le texte législatif dit « Grenelle 1 », un an et demi après le démarrage du Grenelle de l’environnement. Cette unanimité est suffisamment rare dans le cadre législatif pour être soulignée, d’autant qu’un vote similaire avait déjà eu lieu à l’Assemblée nationale. C’est l’occasion pour moi de vous présenter un processus innovant qui, à la suite de larges et habiles tractations, détermine une feuille de route pour la prochaine décennie et vise à mettre en place des décisions à long terme en matière d’environnement et de développement durable.

 

Faisant référence aux accords de Grenelle de mai 1968, c'est-à-dire à une négociation menée au summum de la crise alors que le Pays était presque au bord de la guerre civile, le Grenelle de l’Environnement  désigne par analogie un débat lancé à l’initiative du Président de la République dès octobre 2007 avec tous les représentants concernés et souvent opposés dans le domaine de l’environnement.

 

Il fait suite au Pacte écologique proposé par Nicolas Hulot pendant la campagne présidentielle et qui avait rassemblé les propositions de principaux candidats, répondant ainsi aux objectifs européens du protocole de Lisbonne (2005), dans la droite ligne des grandes conférences de Rio de Janeiro ou Johannesburg (2002) qui visaient à inciter les Etats à réitérer leur engagement politique en faveur du développement durable.

 

L’exercice était infiniment délicat : il s’agissait de mettre d’accord des acteurs aussi différents que les associations écologistes, le MEDEF, les collectivités ou l’Etat sur six domaines d’actions prioritaires. Cette méthode inédite de concertation a porté ses fruits puisqu’elle a permis de faire émerger de nombreux consensus, même sur des sujets réputés difficiles, comme les OGM, et de définir une feuille de route contenant 263 engagements.

 

C’est un texte de grande ampleur qui doit beaucoup à l’habileté du Ministre d’Etat Jean-Louis BORLOO, puisque près de 800 amendements et 200 sous-amendements ont été examinés et plus de la moitié des 163 amendements adoptés proviennent de l’opposition. C’est ce projet de loi dit « Grenelle I » qui a été adopté à l’unanimité au Sénat hier. C’est le Sénat qui devra examiner, d’ici juin 2009, le « Grenelle II ». Six grandes priorités sont déclinées, pour les bâtiments, les transports, l’agriculture et la biodiversité, l’énergie, la santé environnementale et gestion des déchets et l’information des consommateurs.

 

Les principaux objectifs de ces textes sont d’une part, la lutte contre le réchauffement climatique et l’anticipation de la rareté des ressources naturelles et énergétiques en faisant des économies d’énergie, d’autre part, l’allégement de la facture des Français et enfin, la consolidation de la croissance et de l’emploi.

On estime à 250 € en moyenne l’économie réalisée par une famille qui habite dans un  logement social grâce à la rénovation thermique et à 550 000, la création d’emplois dus aux investissements engagés dans le bâtiment, les énergies renouvelables et la rénovation thermique.

 

Les principales dispositions de ce Grenelle :

I/ Les bâtiments :

ü      Dans le neuf : de nouvelles normes d’isolation sont définies : consommation de 50 kwh/m2 contre 240 en moyenne aujourd’hui d’ici à 2010 pour les bâtiments et équipements publics et d’ici 2012 pour les logements privés.

ü      Dans l’ancien : un gros effort de rénovation va être fait afin de réduire d’au moins 38 % d’ici 2020 la consommation d’énergie des bâtiments existants.

Les dépenses énergétiques des familles les plus modestes ont augmenté de 15 % entre 2000 et 2005. La rénovation thermique du parc de logements sociaux permettra de réaliser un gain moyen de 260 euros par an par famille sur les factures de chauffage et d’électricité ;

ü      Le Grenelle II renforce l’exigence de diagnostic de performance énergétique et entame une modification importante du code de l’urbanisme pour l’adapter aux enjeux du développement urbain durable.

II/ Les transports

Priorité est donnée au rail et au transport fluvial. Le lancement de 2000 kilomètres de lignes à grande vitesse d’ici 2020, et la mise en place d’un soutien de l’État à la construction de transports urbains collectifs en site propre est prévu. L’instauration d’une taxe kilométrique sur les poids lourds sur le réseau routier non concédé (hors autoroute) a pour double objectif de « réduire les impacts environnementaux » du transport de marchandises et d’autre part de « financer les nouvelles infrastructures » nécessaires à la mise en œuvre et à la politique durables des transports.

       III/ L’agriculture et la biodiversité

ü       L’objectif retenu est d’augmenter la part du bio à 6 % des surfaces cultivées en 2013 et 20 % en 2020, contre 2 % actuellement.

ü      S’agissant des pesticides, les substances les plus préoccupantes seront rapidement interdites à la vente. Dès l’année prochaine, le ministère de l’agriculture et de la pêche proposera un plan de réduction de 50 % de l’usage des pesticides dont la dangerosité est connue.

ü      Une « trame verte » sera créée, en concertation avec les collectivités territoriales et les acteurs de terrain. Toutes dispositions seront prises pour limiter l’étalement urbain, faire cesser les gaspillages d’espace, réduire l’artificialisation des terres et prévenir la destruction des paysages.

IV/ Le domaine de l’énergie

Un grand programme de développement des énergies renouvelables pour dépasser l’objectif européen de 20 % d’énergies renouvelables dans la consommation finale en 2020, est lancé, les émissions de gaz à effet de serre et la consommation d’énergie seront diminuées de 20 %.

ü      Le principe des certificats d’économie d’énergie repose sur une obligation de réalisation d’économies d’énergie sur une période donnée pour les vendeurs d’énergie.

ü      Des crédits recherche (1 milliard d’euros d’ici à 2012) permettront de financer un fonds de démonstrateurs industriels, en particulier dans le domaine des énergies renouvelables.

ü      Interdiction de la vente des produits les plus énergivores comme les lampes à incandescence.

ü      Toutes les entreprises de plus de 50 personnes devront réaliser un bilan carbone de leur activité.

V/ La santé environnementale et la gestion des déchets

Les dispositifs de protection des habitants face aux diverses nuisances sonores, radioélectriques et lumineuses sont renforcés. Le cadre juridique applicable aux circuits de valorisation et d’élimination des déchets est amélioré. Les nuisances aériennes sonores seront diminuées de 50 %.

VI/ Gouvernance et l’information

Est introduite l’obligation d’un bilan d’émission de gaz à effet de serre (GES) pour les grandes entités publiques ou privées. A terme, est prévue l’information des consommateurs sur le bilan d’émissions de GES des produits mis sur le marché. Le choix des partenaires du Grenelle de l’environnement de privilégier une concertation élargie avant les décisions publiques dès qu’un impact significatif sur l’environnement est en jeu, est confirmé. Les procédures d’étude d’impact et d’enquête publique sont unifiées et simplifiées.

Dans un contexte de crise, la mise en œuvre des dispositifs du Grenelle de l’Environnement était une gageure. Cette adoption à l’unanimité marque l’ambition de conduire la France vers un développement plus durable et d’engager des changements d’ampleur dans tous les secteurs contribuant au réchauffement climatique et à la dégradation de l’environnement.

 

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Philippe Dominati

Sénateur de Paris
15 rue de Vaugirard
Palais du Luxembourg
75291 Paris Cedex 06

 

GRENELLE I : ENRICHISSEMENTS DES SENATEURS

- Ils prévoient que tous les salariés exposés dans le cadre de leur travail à des substances dangereuses soient dotés à compter de 2012 d'un carnet de santé qui enregistre et garantisse ainsi une traçabilité et une mémoire des produits et des entreprises tout au long de leur vie.

 

- En matière de déchets, ils souhaitent généraliser d'ici à cinq ans, au lieu de dix ans, la redevance incitative.

 

- Un amendement préconise d'augmenter la taille des camions à 44 tonnes (au lieu de 40 actuellement), en faisant le pari que si les camions sont plus gros, ils seront moins nombreux, ce qui se traduira par moins d'émissions de dioxyde de carbone.

 

- Un autre amendement entend « ne pas mettre en danger le chauffage électrique », selon les termes de Bruno Sido. Les sénateurs soutiennent l'amendement du député Patrick Ollier qui préconise une modulation du seuil de performance énergétique (l’énergie totale consommée ne doit pas dépasser un certain seuil) des bâtiments à 50 kWh/m2, afin de ne pas pénaliser la filière électrique nucléaire, et suggèrent de demander un rapport à l'office parlementaire des choix scientifiques et techniques sur cette modulation avant parution du décret d'application. Le sénateur Dominique Braye propose une alternative : ne pas comptabiliser la production d'eau chaude dans les 50 kWh, pour que l'électricité puisse rester « performante».

 

 

SERVICE MINIMUM : LA COLERE

Parce qu’il était offusqué des grèves à répétition de 59 mn, le sénateur du Val d’Oise Hugues Portelli vient de déposer une proposition de loi « modifiant le régime des retenues sur salaires en cas de grève dans les services publics de transport ». Dans une question d’actualité au gouvernement jeudi 5 février 2009, le sénateur du Val d’Oise a attiré l’attention du gouvernement sur :

- la nécessité pour la SNCF d’indemniser correctement les usagers qui n’ont pu se rendre à leur travail les jours de grève.

- la nécessité de faire appliquer plus efficacement le service minimum sans qu’il soit possible de le détourner.

 

 

11600

C’est le nombre de vélib vandalisés sur les 20000 vélos mis en circulation depuis l’été 2007. L’une des solutions envisagées par JC Decaux, gestionnaire des vélib, pourrait être la fermeture des stations à problèmes, la mairie de Paris refusant de participer aux coûts induits par les dégradations.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

DELANOE CONDAMNNE A PROPOS DU SERVICE MINIMUM DANS LES ECOLES

Télécharger le tract en cliquant sur l’image

 

DROGUE : BANALISATION DE LA COCAINE

Dans une question d’actualité au gouvernement le 5 février dernier, Marie-Thérèse Hermange, Sénatrice de Paris a demandé à Madame la Ministre de la Santé et des Sports comment elle comptait sensibiliser l’ensemble de la population française aux conséquences dramatiques liées à la banalisation de la cocaïne.  « Voir quelqu’un taper de la drogue en soirée, ça ne choque plus personne ! » comme en témoigne cette jeune fille de 15 ans. Et d’ajouter : « la cocaïne est devenue le but de nos soirées. J’en ai consommé la semaine pour terminer ce qui me restait le week-end. Puis l’exception devient l’habitude. Je me levais le matin, je prenais mon « rail », j’allais voir mes copains à la sortie du lycée. J’étais devenue une larve ».

Pour combattre ce fléau, la ministre a rappelé la mise en place du plan de lutte contre les drogues et les toxicomanies 2008-2011 comprenant trois volets : prévention et information, prise en charge et réduction des risques, et mesures d’interdiction.

 

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