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Après avoir lancé son arsenal
anti- crise, et fort de six succès majeurs en six mois, le président de la
République Nicolas Sarkozy réalise un sans faute pour le dernier conseil
européen.
Nicolas Sarkozy vient de
remporter à l’arraché un accord sur le paquet énergie-climat. Le plan
d’action adopté par les 27 doit permettre à l’UE d’atteindre d’ici 2010 le
triple objectif qu’elle s’était fixé en 2007 : réduire de 20 % les
émissions de gaz à effet de serre par rapport à leurs niveaux de 1990,
porter la part des énergies renouvelables à 20% de la consommation et
réaliser 20% d’économies d’énergie. L’Allemagne, l’Italie et la Pologne ont
finalement accepté le compromis. Paris a en effet accédé à beaucoup de
leurs demandes de limiter les efforts demandés à leurs industries. Au
final, avec toutes les exemptions obtenues par les uns et les autres, la
proportion de permis à polluer que devront acheter les industriels restera
encore très faible en 2013 même si elle augmentera graduellement d’ici
2020. Les centrales électriques au charbon de Pologne et des autres pays de
l’Est n’auront à payer que 30% de
leurs quotas d’émissions en 2013, pour arriver progressivement à 100% en
2019.
Les dirigeants européens ont
également approuvé un plan de relance d’environ 1,5% du PIB de l’UE, soit
200 milliards d’euros.
La détermination de la
présidence française à l’Union a payé. A l’heure du bilan, la France et
Nicolas Sarkozy sortent la tête haute. Crise institutionnelle provoquée par
le non irlandais, guerre en Géorgie, crise financière, création de l’Union
pour la Méditerranée, pacte européen pour l’immigration ou paquet
énergie-climat, l’Europe a démontré sa capacité d’action.
Ces six mois de présidence
française ont donc incontestablement été marqués par six succès majeurs.
Notre Président va pouvoir
maintenant déployer son énergie à mettre en œuvre son plan de
relance : 26 milliards d’euros pour abonder la trésorerie des
entreprises, accélérer les investissements publics programmés pour les
années à venir, faciliter l’embauche dans les entreprises, construire 70
000 logements de plus et soutenir l’industrie automobile. Sans oublier les
200€ de prime exceptionnelle versés par anticipation aux 3,8 millions de
foyers futurs bénéficiaires du RSA. François BAYROU a beau jeu de critiquer
l’insuffisance de ce plan de relance. Qui se souvient de l’ex-ministre de
l’Education nationale qui pour « dégraisser le mammouth » faisait
recevoir les syndicats au ministère par leurs alter ego… Rien ne bougeait,
pas de risque de crise donc…
Notre Président a au moins le
mérite de l’action, indispensable à la confiance et au moral des Français.
La vraie faille de ce plan, c’est qu’il va creuser des déficits publics
déjà élevés, même si c’est temporaire. 26 milliards, c’est 1,3 point de
notre PIB, financé par un surcroît d’endettement. Le déficit public se
détériorerait de 15,4 milliards d’euros en 2009, ce qui le porterait à près
de 4% du PIB, l’hypothèse de 5% n’étant pas exclure selon le Sénateur
Philippe Marini, rapporteur général du budget.
Mais, Nicolas Sarkozy le
souligne : « Quand la dépense est de l’investissement, on peut la
financer en partie par l’emprunt. Nos enfants hériteront certes du passif
mais aussi des actifs. Ce que nos parents ont investi dans le nucléaire,
dans le TGV, dans l’aéronautique, les ponts, les autoroutes, les hôpitaux,
c’est nous qui en profitons ». D’ailleurs, d’après le dernier sondage
OpinionWay pour le Figaro et LCI, 61 % des Français estiment que le plan de
relance annoncé par le chef de l’Etat va permettre d’amortir les effets de
la crise économique en France.
Alors Bravo, Monsieur le
Président, continuez à agir ! Continuez les réformes et tenez bon
face aux pressions des « anti » de tout poil.
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