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LE CONSEILLER TERRITORIAL EST CREE

 

Compte tenu des trois longues semaines de débat qui viennent de se dérouler, je souhaite à nouveau attirer votre attention sur la réforme des collectivités territoriales, dont je vous parlais fin novembre. Celle-ci  fait l’objet de quatre projets de loi sur lesquels je souhaite à nouveau attirer votre attention dans la mesure où, une fois votée, cette réforme changera radicalement le paysage administratif et politique français.

 

 

 

 

Cette réforme, c’est plus de simplicité, d’efficacité et d’économies au service des Français. C’est refuser que les dépenses locales s’alourdissent de 40 milliards d’euros en cinq ans, en dehors de tout transfert de compétences et alors même que le gouvernement s’est engagé à réduire les dépenses publiques. C’est refuser l’augmentation du nombre de fonctionnaires territoriaux de 36 000 pour la seule année 2007 alors que l’Etat réduit sa fonction publique.

 

L’architecture législative de cette réforme majeure repose sur quatre textes de loi :

 

I/ Le premier projet de loi a été définitivement voté à l’Assemblée nationale par 325 voix contre 216 afin d’être appliqué lors des régionales de mars. Il modifie la durée des mandats des conseillers régionaux élus en 2010 et conseillers généraux élus en 2011 pour que la cessation de fonction coïncide avec la création des conseillers territoriaux qui doivent les remplacer en 2014.

 

 

 

 

II/ Le deuxième projet de loi portant « réforme des collectivités territoriales » vient d’être examiné au Sénat.

Il prévoit :

 

ü      La création des conseillers territoriaux 

en remplacement des conseillers généraux et régionaux. L’article 1 créant ce nouvel élu a été adopté à une courte majorité (174 voix contre 156) au terme de longues heures de débat. Les conseillers territoriaux siègeront à la fois au titre du département et de la région et seront 3000 au lieu des 6000 actuels conseillers généraux et régionaux. La répartition territoriale, les compétences et le mode d’élection des conseillers doit être défini dans deux projets de loi ultérieurs.

 

J’ai pour ma part défendu un amendement visant à faire entrer Paris dans le droit commun, ne comprenant pas comment Paris pourrait être la seule ville de France à ne pas bénéficier des atouts de cette réforme.

 

Tous les présidents, depuis 1977, se sont attachés à réconcilier Paris avec le reste de la France. Valery Giscard d’Estaing, en 1977, à donné à la capitale un maire. François Mitterrand, après certaines hésitations, sous la pression du Sénat, est allé plus loin avec la loi relative à l’organisation administrative de Paris, Lyon, Marseille, dite « loi PLM ». Jacques Chirac enfin, a poursuivi cette évolution institutionnelle. Il n’y a donc aucune raison que la ville-capitale et le département de Paris soient exclus d’une réforme qui serait bénéfique à l’ensemble du pays alors que le président Nicolas Sarkozy a défini l’ambitieux projet du Grand Paris.

Il nous faut poursuivre l’évolution institutionnelle engagée voilà quelque trente ans afin d’achever la réconciliation entre la première collectivité territoriale de France et le reste du pays.

ü      La création de métropoles et pôles métropolitains.

 

Ceux-ci seront représentés par des conseillers communautaires, élus au suffrage universel direct. Ces conseillers communautaires sont en effet les représentants des communes qui siègent dans les conseils des établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre dont les futures métropoles. Leur élection aura lieu dans le cadre des élections municipales par un système de « fléchage » amenant les premiers de liste à siéger au conseil municipal et au conseil communautaire, afin de ne pas créer une nouvelle circonscription intercommunale.

Malheureusement, les sénateurs ont, par un vote massif, maintenu l’autonomie fiscale des communes au sein des futures métropoles contre l’avis du gouvernement. Le texte d’origine du gouvernement était plus ambitieux puisqu’il prévoyait que le pouvoir de lever l’impôt des communes d’une métropole était transféré à cette dernière.

 

ü      La possibilité de fusion de départements, de régions, mais il faudra l’accord de toutes les assemblées concernées et de la population consultée par référendum puisque le Sénat a alourdit le processus.

 

ü      L’achèvement de la carte des intercommunalités

 

Le préfet doit arrêter au 31 décembre 2011 le schéma départemental de coopération intercommunal élaboré par les représentants des collectivités afin de permettre l’adhésion de toutes les communes de France à une structure intercommunale au 1er janvier 2014.

 

 

 

 

ü      Le cadrage de la loi à venir sur la clarification des compétences permettra à l’élu territorial de gérer au mieux – et sans doublon- les intérêts du territoire sur lequel il sera élu. C’est, par exemple, le même élu qui s’occupera des collèges et lycées de son territoire, et non deux interlocuteurs différents, conseiller général et conseiller régional.

 

III/ Le troisième projet de loi « relatif à l’élection des conseillers territoriaux et au renforcement de la démocratie locale, prévoit le mode de scrutin des conseillers territoriaux ainsi que l’élection des représentants des communes auprès des intercommunalités. Ce débat devrait être abordé après les élections régionales. Il est passionnel puisqu’il tourne autour de l’application d’une certaine dose de proportionnelle.

 

IV/ Le quatrième projet de loi organique « relatif à l’élection des membres des conseils des collectivités territoriales et des établissements publics de coopération intercommunale », prévoit des dispositions modifiant le code électoral en particulier l’abaissement de 3500 à 500 du seuil de population des communes auxquelles est applicable le scrutin de liste.

 

D’autres projets de loi viendront compléter à l’avenir ces dispositifs en particulier un projet de loi « clarification des compétences ».

 

POUR UN SERVICE MAXIMUM DANS LES TRANSPORTS EN COMMUN

J’ai été un des premiers, lorsque je siégeais au Conseil régional d’Ile-de-France dans l’opposition et alors que je présidais le groupe Démocratie libérale, à évoquer la nécessité du service minimum dans les transports en commun. C’était il y a dix ans.

Cette disposition a été reprise par mon collège Roger Karoutchi lors de la création de l’UMP avant que le président de la République n’en fasse un engagement de campagne. C’est dire toute l’importance que j’attache à ce service.

Appliquée depuis début 2008, la loi du 21 août 2007 sur le service minimum porte mal son nom. En réalité, conformément à son intitulé exact «  la loi du 21 août 2007 relative au dialogue social et la continuité du service public dans les transports terrestres réguliers de voyageurs »  impose une concertation entre syndicats et direction avant toute grève et une déclaration individuelle de chaque participant 48 heures auparavant, ce qui permet d'annoncer un plan de transports aux voyageurs. La loi ne permet donc pas de faire circuler un "minimum" de trains, mais d'affecter au mieux les agents non-grévistes.

Le gouvernement estimait récemment encore que la loi a produit des "résultats importants". A la RATP, le nombre de préavis a été divisé par quatre en 2008 par rapport aux cinq années précédentes. A la SNCF, ce nombre s'est élevé à 593 en 2008, contre 700 par an environ depuis 2005.

Mais l’actualité rattrape de manière récurrente et trop fréquente le débat sur le service minimum. J’ai dénoncé récemment au Sénat, à l’occasion du débat sur le service minimum dans les transports la connivence de l’opposition régionale et de la majorité nationale avec les syndicats.

Preuve, si il en fallait, que les transports ne fonctionnent pas en Ile-de-France, j’ai relevé, pour la seule année 2009 et la seule ville de Paris, dans le journal «  le Parisien » 142 articles consacrés aux grèves dans les transports. Tous les deux jours, les problèmes de transport défraient la chronique à Paris. Cette situation ne peut plus durer. Et pourtant, depuis début décembre, la France est le seul pays d’Europe à avoir prolongé jusqu’en 2039 en Ile-de-France le monopole de l’Etat pour notre service public de transports.

Dans la mesure où le renforcement de la loi et les conditions d’application du service minimum semblent extrêmement difficiles à mettre en place, je suis quant à moi partisan depuis longtemps de la notion du service maximum. Ceci est particulièrement vrai en Ile-de-France qui bénéficie depuis trop longtemps d’un statut d’exception.

ü      Le service maximum signifie une offre diversifiée, la liberté de gestion pour l’autorité organisatrice c'est-à-dire le conseil régional d’lle-de-France, et la possibilité de choisir des entreprises performantes afin d’offrir un service de qualité aux Parisiens et aux Franciliens .C’est la raison pour laquelle, j’avais souhaité me référer au statut d’Aéroports de Paris pour faire évoluer le statut de la RATP en déposant en juillet 2007 une proposition de loi relative à l'accélération du processus d'évolution de la Régie autonome des transports parisiens (RATP).

Cette proposition de loi avait pour but d'une part, d'assurer à l'usager une diversité de moyens qui est la meilleure garantie d'un service minimum et d'une bonne qualité de l'offre en proposant de dissocier le réseau de surface du réseau souterrain en mettant fin au monopole spécifique concernant les réseaux de surface, et d'autre part d'assurer à la RATP des ressources financières correspondant à l'ampleur de sa mission en faisant évoluer sa structure financière et son statut.

 

 

ü      Je suis également partisan, pour un service maximum,  pour un meilleur service public, de la fin du monopole public en Ile-de-France.

 

En ne voulant pas remettre en question le statut particulier d’un monopole d’Etat pour les transports collectifs, contrairement à ce qui ce fait partout ailleurs en France et en Europe, c’est l’activité économique de la première région d’Europe qui,  trop souvent, est directement touchée.

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Par mail : ph.dominati@senat.fr

 

Par téléphone : 01.42.34.30.53

 

Par fax : 01.42.34.42.61

 

Par courrier :

Philippe Dominati

Sénateur de Paris
15 rue de Vaugirard
Palais du Luxembourg
75291 Paris Cedex 06

 

7.000         

C’est le nombre de signatures obtenues par le maire du XVIIème arrondissement, Brigitte Kuster, contre le projet de la mairie de Paris d’édification des tours des Batignolles. «  Stop au massacre des Batignolles » ; la pétition a été lancée pour dénoncer un projet de construction de dix tours dans le futur quartier du XVIIème. Initialement fixée à 50 % des 3 000 logements programmés dans la ZAC Clichy-Batignolles, le proportion de HLM a été portée à 55 % par la mairie de Paris. Pour signer la pétition, cliquez ici.

 

 

10 ENGAGEMENTS

POUR L’ILE-DE-FRANCE

 

Le chef de file de l’UMP pour les régionales en Ile-de-France, Valérie PECRESSE, a présenté jeudi 21 janvier aux Franciliens dix engagements « concrets » pour « changer l’Ile-de-France » et mieux « l’identifier ». Elle prévoit en particulier :

1) lancer un plan d’urgence pour la « qualité de service » : sécurité, ponctualité, confort, en commençant par les RER et les trains ;

2) sur les 81 tronçons assez larges, créer une voie de plus pour fluidifier le trafic et faire rouler des bus rapides banlieue-banlieue ;

3) construire 70 000 logements par an et utiliser le partenariat public-privé pour bâtir rapidement les logements intermédiaires pour les classes moyennes oubliées ;

4) Doubler le nombre d’apprentis du CAP au bac + 5 et inciter les entreprises à les recruter avec un système de bonus-malus ;

5) Construire et rénover 7 campus universitaires pour faire de l’Ile-de-France la première région de l’innovation et de la réussite pour les étudiants ;

6) dès 2010, engager un plan de relance axé sur les investissements d’avenir (transport, haut débit, rénovation urbaine)

7) lutter contre la pollution en investissant dans les énergies propres : panneaux solaires sur les bâtiments publics, véhicules propres, bâtiments économes en énergie ;

8) créer des crèches « zéro trajet » à proximité des gares rénovées multiservices et soutenir la création de crèches d’entreprises ;

9) ouvrir les lycées le soir, le week-end et pendant les vacances pour permettre aux associations et aux clubs d’utiliser les salles et les équipements inutilisés en dehors du temps scolaire ;

10) lancer un plan de video-protection dans les transports (gares, bus, 1ère rame de chaque train) et aux abords des lycées.

 

Ces dix solutions représentent 1,7 milliards d’investissement par an, sans hausse de la fiscalité, en recourant aux partenariats publics privés ainsi qu’à des économies (300 millions) sur le fonctionnement de la région et des redéploiements de crédit (700 millions).

 

REVISION DE LA LOI BIOETHIQUE

Le rapport Leonetti  sur la révision des lois bioéthique prévue tous les cinq ans, a été adopté par la mission parlementaire en dépit de plusieurs abstentions et d’une voix contre. Ce rapport donnera lieu à un projet de loi avant l’été.

 

REDECOUPAGE ELECTORAL

Le Parlement a définitivement adopté le projet de loi sur le redécoupage électoral qui sera en vigueur dès les prochaines élections législatives. Ce redécoupage supprime 33 circonscriptions et en crée autant dont, comme prévu par la réforme de la constitution, 11 sièges de députés représentant les Français de l’étranger. A Paris, c’est trois circonscriptions qui sont supprimées.

 

DEFICIT

La France, par la voix de Christine Lagarde, sa ministre de l’économie, vient de présenter à la commission européenne le plan du gouvernement pour ramener

Les déficits publics à 3 %  en 2013. « Nous sommes déterminés à faire des efforts sans précédent qui nécessitent une mobilisation nationale. Ce plan prévoit que les dépenses publiques globales progresseront à un rythme inférieur à 1 % par an dès 2011. Jamais un gouvernement n’aura fait autant. Concrètement, cela signifie un gel du budget des ministères, et des efforts comparables pour les collectivités locales » a affirmé la Ministre.

 

TAXE TELECOM

Avec la taxe sur le chiffre d’affaires, la taxe télécom, c'est-à-dire la contribution des opérateurs télécom au financement de l’audiovisuel public, à hauteur de 0,9 % de leur chiffre d’affaire, est destinée à compenser le manque à gagner de France Télévisions, qui ne diffuse plus de publicité après 20 h depuis le 5 janvier 2009. Cette taxe contestée par mes soins en son heure, avait fait l’objet d’un recours par les opérateurs devant la commission en novembre dernier. Suite à ce recours, Bruxelles a décidé d’entamer une procédure d’infraction estimant cette charge « incompatible avec le droit européen ».

 

cours d’economie en seconde

En plus des deux heures d’accompagnement individualisé, la réforme des secondes instaure des cours d’économie obligatoires pour tous, quelque soit la section choisie. Chaque lycéen devra suivre au moins 54 h d’économie, voire 108 h s’il choisit de suivre les deux cours d’économie proposés suivants :

Les SES (Sciences économiques et sociales) afin de donner  « un regard globalisant sur le monde ». « Un regard où la sociologie vient enrichir la réflexion économique »

Les principes fondamentaux de l’économie et de la gestion (PFEG).

 

GRAND PARIS

La commission chargée de suivre le projet de loi du Grand Paris a élu président Jean Paul Emorine, Président des la Commission des Affaires Economiques, Sénateur de la Saône et Loire,  Jean Pierre FOURCADE, Ancien Ministre, Sénateur des Hauts de Seine en tant que rapporteur et plusieurs Vice présidents dont Philippe DOMINATI, Sénateur de Paris.

 

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