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abyssal

 

 

L’examen du budget de notre pays est toujours un acte politique fort. Adopté hier après-midi  par le Sénat, il est naturel de vous faire part de mon sentiment quant à la situation historique des finances de notre pays.

 

J’ai souscrit à l’action du gouvernement pour surmonter la crise, et plus particulièrement à la réactivité déployée par le Président de la République dans une situation confuse et inédite. Je ne peux m’empêcher d’être, au regard des chiffres arrêtés et de la méthode employée, perplexe quant à la faculté de faire face à l’ampleur du gouffre financier.

 

L’Etat français  est « en situation de faillite ». Ce n’est pas moi, mais François Fillon qui à la veille du débat budgétaire 2009, il y a presque un an, utilisait cette « image ». Pour autant, la situation envisagée dans le budget 2010 est « hors-norme » comparativement à la situation qui avait suscité cette déclaration.

 

Les effets de la reprise se font, certes, peu à peu sentir. Pour autant, nous espérons sortir d’une crise qui restera gravée dans nos mémoires comme historique. L’année 2010 sera celle d’un déficit qui n’a jamais été envisagé, ni même imaginé par quiconque, tant son ampleur est exceptionnelle. Ce déficit représente près de la moitié des recettes de l’Etat.

 

Dans ce débat budgétaire qui a duré plusieurs semaines, l’examen de ce budget a été marqué par six contraintes :

 

 

 

 

 

                       I.      Une  absence de visibilité 

 

 

Qui eut dit il y a seulement quelques mois  que le déficit des comptes publics voisinerait 8,2 % du PIB à la fin 2009 ? Le ministre de l’économie, Eric Woerth a beau faire preuve d’un réel talent pour absorber le choc des données, elles sont régulièrement démenties. Tous les deux mois, les prévisions sont révisées, les économistes en perdent leur latin et le Parlement aura voté trois collectifs budgétaires en moins d’un an. Les recettes du budget de l’Etat ont chuté considérablement de 53 milliards d’euros entre 2008 et 2009. Elles « devraient se rétablir avec le retour de la croissance et l’amorce d’un retour de recettes d’impôt sur les sociétés »... mais rien n’est moins sûr car il faut se rappeler qu’il y a un an à la même époque tout le débat se cristallisait entre l’opposition et la majorité pour savoir si le déficit dépasserait ou serait contenu dans une enveloppe de 60 milliards. Il est de plus de 130 milliards fin 2009….

 

 

                    II.      Un déficit abyssal

 

 

En un an le déficit budgétaire de l’Etat a presque triplé, passant de 56, 3 à plus de 140 milliards d’euros. Un tiers des dépenses de l’Etat va être financé à crédit cette année. Les seuls salaires de la fonction publique représentent 116 milliards d’euros. Annoncé à 8,5 % du PIB pour 2010 soit 116 milliards sans tenir compte du  plan de relance ni du grand emprunt, le déficit se creuse. Cela signifie qu’il manque  dans les caisses 45 % des recettes attendues pour équilibrer le budget 2010 de l’Etat français !  Bruxelles vient de demander officiellement à la France de ramener dès 2013 son déficit sous la limite de 3 % du PIB.

 

Que dire du déficit de la sécurité sociale ? Alors que nos charges sociales sont les plus lourdes du monde, le déficit de la sécurité sociale s’élève à dix milliards d’euros en 2008, vingt milliards en 2009 dont 7,7 milliards pour la seule branche vieillesse et 30 milliards pour 2010.

           

 

                III.      Un risque d’asphyxie

 

Pour avoir accumulé, depuis trente ans des déficits, notre pays est maintenant très endetté. La dette accumulée au cours de ces trois dernières décennies place la France au quatrième rang des pays les plus endettés de la zone euro derrière l’Italie, la Grèce et la Belgique, et au cinquième rang de l’Union européenne après la Hongrie. Nous étions 8ème en 2004.

 

A la différence des grands pays voisins, face à cette dette, nous demeurons avec les prélèvements obligatoires les plus forts et la dépense publique la plus forte. Le triptyque déficit/ dette/ prélèvement empêche toute marge de manœuvre et conduit notre pays à l’asphyxie.

 

La dette publique atteint plus de  1400 milliards d’euros, ce qui représente plus de 77 % du PIB. Elle augmenté de plus de 20 points de PIB en trois ans. A la fin de l’année prochaine, la dette publique s’élèvera à plus de 1650 milliards d’euros soit plus de 25 700  euros par habitant ! On est malheureusement très loin des intentions de 2008 prônant un rétablissement des finances publiques à l’horizon 2012… Pour la cour des comptes, si l’Etat ne trouve pas d’urgence 70 milliards d’économies à faire, il risque de ployer sous une dette égale à 100 % du PIB d’ici moins de dix ans.

 

 

La charge de la dette, c'est-à-dire le simple remboursement des intérêts, est ramenée à 37,9 milliards cette année en raison de la baisse des taux d’intérêt et de l’inflation, mais, selon le rapporteur du budget, elle pourrait s’alourdir de 4,2 milliards d’euros en 2011, 14,5 milliards en 2018.  Avec cette charge de 44 milliards l’an prochain, le remboursement de la dette deviendra bientôt le premier poste budgétaire, devant l’éducation nationale.

 

Quant aux prélèvements, avec un taux de près de 40,7 % du PIB cette année, nous figurons dans le trio de tête des pays les plus imposés. Certes ce taux a baissé, mais la récession explique à elle seule 1,3 points de baisse (impôts sur les sociétés, TVA). En revanche, les prélèvements obligatoires des collectivités locales continuent de progresser chaque année (de 5,7 % du PIB en 2007 à 6 % cette année).

 

 

               IV.      La France champion du monde de la dépense publique

 

 

En Chine communiste, les dépenses publiques représentent environ un tiers du PIB alors qu’en France elles atteignent cette année 56,5 % du PIB. La baisse des dépenses de l’Etat de 2,5 milliards, hors plan de relance, par rapport à 2008, ne pèse malheureusement pas lourd. Le poids de l’ensemble des dépenses publiques dans le PIB est passé de 52,7 % en 2008 à 56,5 % en 2009 et s’établira à 55,6 % en 2010, plan de relance de 26 milliards oblige, nous objectera t’on. Mais il n’en reste pas moins vrai que l’écart avec l’Allemagne, 12 points, n’a jamais été aussi important. Même la Suède voit son  taux de dépenses publiques redescendre. Nous sommes le premier pays du G20 pour le poids de la dépense publique. Parmi les vingt premières économies du monde qui représentent plus de 75 % du PIB mondial, la France est incontestablement le pays où la puissance publique est la plus affirmée, l’assistance la plus développée, c'est-à-dire l’économie la plus socialiste du G20.

 

Cette année 2009 devait, si l’on en croit les rapports Pébereau, Camdessus et Attali, la cour des comptes ou l’analyse de Christian St Etienne, être une année de « transition ». Elle tourne à l’année de tous les cauchemars. Il y a quelques semaines, pour protéger le consommateur, nous avons imposé aux établissements financiers d’adjoindre une formule préventive : «  un crédit vous engage, il doit être remboursé » sur tous les documents de crédit. Quand aurons-nous sur les documents budgétaires de l’Etat cette formule choc ?

 

                   V.      Des engagements tenus

    

Malgré cet environnement déchaîné, il faut reconnaître que le gouvernement a eu le courage, parfois malgré la pression de membres de sa majorité de :

 

ü      Limiter la chute de l’activité en 2009 grâce aux mesures du plan de relance. Sans la capacité d’initiative et d’action dont a fait preuve le Président de la République, avec l’aide de Christine Lagarde, nous serions dans une situation bien pire aujourd’hui. Ce qui a été décidé en matière de sauvetage des banques, d’initiatives internationales, de restauration de la liquidité, de soutien à l’économie, et à la confiance des Français, doit être salué.

 

ü      Poursuivre la baisse des prélèvements obligatoires,

 

Après avoir atteint un pic sous Jospin en 1999 à 44,9 %, le taux des prélèvements obligatoires a baissé pour se stabiliser à 40,7 % de PIB cette année. Notre pays a trop tendance à favoriser la « sphère protégée » au détriment de l’économie réelle. En Allemagne, la Chancelière Merkel s’est focalisée uniquement sur un allégement supplémentaire des  prélèvements obligatoires, ce qui lui a permis de gagner les élections. Pourtant elle a été débordée par le parti libéral, qui lui a imposé 24 milliards de baisse supplémentaires. Et les premiers indices de la croissance apparaissent…

 

ü      Maintenir le bouclier fiscal,

 

Ce dispositif de plafonnement des impôts directs à 50 % des revenus a déjà permis de faire rentrer 2,3 milliards d’euros à la suite du retour de capitaux. Bercy estime que l’exil des contribuables a fait perdre 17,6 milliards d’euros en 2006 et 15,3 milliards en 2007.

 

ü      Supprimer la taxe professionnelle,

 

Qualifié « d’impôt imbécile » qui frappe l’investissement avant même que celui-ci n’ait produit la moindre rentabilité. La suppression de toute taxation des équipements et biens mobiliers revient à faire éclater la TP, dont il ne reste que deux contributions : un impôt foncier et une taxe sur la valeur ajoutée. La compétitivité de l’économie  profitera de cette réforme.

 

Reste que les  moyennes entreprises à forte valeur ajoutée (intérim, propreté, SSII, Conseil, commerce de gros) sortent lésées de cette réforme. C’est la raison pour laquelle j’ai déposé plusieurs amendements visant notamment à diminuer et lisser l’impact négatif de cette réforme sur ceux qui risquent d’en subir un effet collatéral.

 

ü      Encourager la réussite de l’auto-entreprenariat

 

Mis en place en juillet 2008, ce nouveau régime a permis la création de 500 000 micro-entreprises, preuve que les initiatives d’inspiration libérale répondent aux aspirations des Français ! Plusieurs dispositions dont certains de mes amendements amplifient ce dispositif.

 

ü      Supprimer l’impôt forfaitaire sur les sociétés

 

Rappelons que jusqu’en 2008, l’IFA était dû par les personnes morales soumises à l’impôt sur les sociétés, à partir de 400 000 € de chiffre d’affaires (CA) hors taxes, majoré des produits financiers. Plus de 360 000 entreprises étaient concernées.

Le seuil pour être imposable à l’IFA est progressivement relevé, selon un nouveau barème  aboutissant à une suppression définitive, à partir du 1er janvier 2011.

 

                 VI.      Plusieurs incompréhensions demeurent :

 

ü      Nous ne pouvons plus nous contenter d’une progression « zéro volume » de nos dépenses publiques. Seule une réduction drastique de celles-ci, à l’instar de ce qui s’est fait dans les pays scandinaves, en Allemagne ou au Canada, ainsi qu’une révision du périmètre de l’appareil d’Etat permettront d’assainir nos finances publiques. Les réductions d’effectifs dans l’administration ont été engagées mais cet effort ne représente qu’une part infime du budget (2 % de réduction par rapport à l’an dernier) et les dépenses de l’Etat continueront à augmenter de 1,2 % en 2010 

 (+ 2 % en 2009, +2,8 % en 2008). Depuis 2002, les dépenses de  fonctionnement de toutes les administrations publiques ont augmenté d’environ 10,8 milliards d’euros par an.

 

 

ü      Les résultats de la RGPP sont-ils à la hauteur de nos espérances ? Quelles économies ont réellement été dégagées sur l’objectif de 7,7 milliards ? Celles-ci, souligne le rapport de l’OCDE sur l’économie française publié à la fin du mois d’avril « paraissent bien modestes en proportion de l’ampleur des dépenses publiques ». on sait que l’effort de non remplacement d’un fonctionnaire partant à la retraite sur deux permet de réaliser, dès 2010, une économie de l’ordre de 950 millions d’euros mais la moitié de cette économie sera affectée au « retour catégoriel » bénéficiant aux agents publics. Et les établissements publics embauchent, titrait récemment un quotidien. Alors que les fonctionnaires d’Etat seront 33 400 de moins l’an prochain, les effectifs des opérateurs augmenteront de 70 000. Certes, pour les trois quart, cet accroissement s’explique par des transferts de postes (en direction des universités en particulier). Mais à périmètre constant, les opérateurs embaucheront quand même 352 personnes supplémentaires. Nous aurions aimé pouvoir apprécier de manière quantitative cette RGGP à la lecture d’une liste détaillée et d’un montant précis des mesures d’économie liées à cette Révision Générale des Politiques Publiques.

 

ü      La taxe carbone  verra incontestablement son niveau augmenter au fil du temps. Actuellement de 17 € la tonne de CO2 émise, elle pourrait atteindre 100 €  la tonne de CO2. Il est alors légitime de s’interroger sur la compensation intégrale aux Français de cette taxe censée permettre la division par quatre de nos émissions d’ici 2050 pour limiter de deux degrés le réchauffement climatique.

 

ü      Je ne partage pas la vision du « concept des dépenses d’avenir », du bon et du mauvais déficit, de la bonne et de la mauvaise dette. Tout le monde attend la reprise, une grande partie du déficit est dû à la crise mais l’autre, les déficits structurels de l’Etat (44 milliards) et de la Sécurité sociale proviennent d’un déséquilibre jamais rétabli depuis trente ans.

 

ü      Le grand emprunt national, qui n’est pas intégré dans le budget 2010, c’est encore de la dette qui alourdira le fardeau des générations futures. C’est la voie de la facilité, c’est une ligne de plus dans un océan de crédits qui nous conduit à une addiction de la dépense publique. Je ne suis pas convaincu, à l’heure où une légère reprise économique se fait sentir, de la nécessité de maintenir cet emprunt qui pouvait se justifier au moment de son annonce. Je m’étonne encore que certains de mes amis puissent souhaiter qu’il soit trois fois plus important que ce que le Président a finalement décidé. Pour moi, les priorités consistent d’une part à dépenser moins, d’autre part à investir dans le secteur privé où l’effet multiplicateur reste, quoiqu’on en dise, beaucoup plus important que dans le secteur public.

 

ü      Le retour de l’Etat, c’est le retour des déficits abyssaux. Prenons l’exemple des transports publics en Ile-de-France. L’Etat ne conçoit pas de ne plus détenir le monopole des transports publics qu’il garde depuis la fin de la guerre. C’est l’une des seules régions d’Europe et la seule en France où ce système coûte plus cher aux usagers, au contribuable et à l’Etat.

 

 

Faute de réduire le périmètre de l’action de l’Etat, ce budget souffre d’un grand défaut : l’absence d’une vision libérale. Toujours inspiré du modèle social-démocrate français, ce budget 2010 m’inquiète. Ne menace t-il pas la cohésion sociale ? Il accentue en tous les cas le clivage entre l’économie réelle et la bulle de la sphère publique qui représente 22 % des emplois salariés.

 

Dans l’histoire de notre pays, les périodes de faillite économique ont toujours conduit à cet éclatement de la cohésion sociale. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’à l’avènement de la Cinquième République, alors que les déficits publics atteignaient plus de 5 % du PIB, la première action entreprise par le Général de Gaulle fut de rétablir l’équilibre financier afin de sortir la France de la « route des catastrophes » qui a ses yeux incarnait la Quatrième République.

 

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Par mail : ph.dominati@senat.fr

 

Par téléphone : 01.42.34.30.53

 

Par fax : 01.42.34.42.61

 

Par courrier :

Philippe Dominati

Sénateur de Paris
15 rue de Vaugirard
Palais du Luxembourg
75291 Paris Cedex 06

 

BONNE ANNEE !

Je profite de cette lettre, pour, à l’aube ce cette nouvelle année, vous présenter mes vœux les plus chaleureux de réussite, bonheur et santé. Puissent vos desiderata les plus chers se réaliser !

 

LA MEILLEURE

Madame Christine LAGARDE a été classée par le Financial Times, meilleure  ministre des Finances de la zone euro, pour l’année 2009, que ce soit pour ses « performances sur la scène internationale sur la régulation et l'avenir du secteur bancaire » , pour la « résistance de l'économie française » face à la crise ou encore pour la stabilité qu’elle a su donner à ce ministère depuis maintenant trois ans.

 

 

41

Amendements déposés au budget, dont un qui a failli supprimer l’ISF…Le vote a main levée semblait acquis mais le président de séance, pour lever le doute, a préféré vérifier en faisant lever les sénateurs pour puis ceux contre. La majorité s’est alors vite ressaisie et mon amendement a finalement été repoussé…

Malheureusement, mes amendements visant à exclure la résidence principale de l’ISF, ou augmenter le pourcentage de l’abattement ont également été refusés par Eric Woerth.

Deux amendements visant à étendre l’exonération d’ISF pour les agriculteurs ont néanmoins été votés. Ils étendent cette exonération aux biens ruraux.

Pour en savoir plus sur les amendements déposés par Philippe Dominati à l’occasion du budget 2010, cliquez ici.

 

 

 

 

 

 

 

 

PARIS REDECOUPE EN CANTONS

En réponse à l’intervention de Philippe Dominati lors du débat sur la réforme des collectivités territoriales, Alain Marleix, Secrétaire d’Etat chargé des Collectivités Territoriales, a annoncé la création de cantons territoriaux dans Paris intra muros.

Le sénateur de Paris a exposé qu’il présenterait un amendement pour réclamer les mêmes droits pour les Parisiens que pour le reste du pays. Paris, doit, comme tous les départements de France, pouvoir élire un président de Conseil général.

Rappelons que cette réforme des collectivités territoriales prévoit que les conseillers territoriaux remplacent les actuels conseillers généraux et conseillers régionaux, réduisant ainsi de moitié les élus de ces collectivités. Le conseiller territorial siègera à la fois au conseil régional et au conseil général.

Mais à Paris, contrairement à Lyon ou Marseille, le conseiller territorial siègera, en l’état actuel de la réforme, uniquement au conseil régional, aux côtés des conseillers territoriaux des Yvelines, Seine et Marne, Hauts de Seine,  Seine St Denis, Val de Marne, ou Val d’Oise qui eux, représenteront à la fois leur département et leur région !

Refusant ce statut dérogatoire qui date de 1800, Philippe Dominati propose la création de cantons (deux par circonscription)  destinés à disjoindre le conseiller municipal de Paris du conseiller général. Paris aurait alors, comme toutes les grandes villes, un conseil général de droit commun.

La réponse du Ministre en charge des Collectivités locales représente une première avancée qui laisse transparaître une évolution du gouvernement sur le sujet, ce qui provoquerait un bouleversement constitutionnel considérable dans la capitale.

Pour lire l’article du Monde, cliquez ici.

 

RER A : POUR LA FIN DU MONOPOLE

Après sept jours de grève sur la ligne A du RER, l’Etat porte une grande part de responsabilité dans la déficience régulière des transports publics en Ile-de-France. En ne voulant pas remettre en question le statut particulier d’un monopole d’Etat pour les transports collectifs, contrairement à ce qui ce fait partout ailleurs en France et en Europe, c’est l’activité économique de la première région d’Europe, les entrepreneurs et un million de voyageurs par jour qui en sont les victimes.

Pour lire l’article du figaro.fr, cliquez ici.

 

 

 

 

PS A PARIS :

 + 25 % d’IMPOTS

C’est le pourcentage de l’augmentation des impôts à Paris en deux ans.

Après une augmentation des impôts à Paris de 9 % en 2009, Bertrand Delanöe vient d’annoncer qu’il reconduirait cette augmentation pour 2010. Sans compter les augmentations des taxes indirectes : taxe de balayage, droits de voirie…

Si encore les Parisiens voyaient leur quotidien s’améliorer… Mais les rues toujours plus sales, les transports en commun moins performants et le peu d’aménagements urbains prouve malheureusement le contraire !

 

- 20 %

C’est la réduction, sur trois ans, du traitement des hauts fonctionnaires britanniques, qui vient d’être annoncée par le chef de l’exécutif Gordon Brown, pour réduire de 12 milliards de livres en quatre ans les dépenses de fonctionnement de l’Etat. Londres l’avait dit, Londres l’a fait !  Doit-on rappeler que Gordon Brown n’est pas le chef du parti libéral anglais mais du parti travailliste….  En Irlande, le premier ministre Brian Cowen a décidé le 3 février, contre l'avis des syndicats, de réduire de plus de 7 % le traitement dans la fonction publique, par le biais d'un prélèvement destiné à financer les retraites.

 

ACCOMPAGNEMENT PERSONNALISE

Pour les élèves de terminale S, en petit groupe, en remplacement de l’histoire géographie. Afin de ne pas alourdir l’horaire global, l’actuel programme d’histoire-géographie en terminale scientifique sera en effet vu en première. Les lycéens de la filière S vont voir en classe de première leur horaire d’histoire géographie passer de 2 heures à 4 heures, soit un nombre identique à celui en vigueur dans la série littéraire. Les lycéens en filière S spécialement intéressés par l’histoire pourront suivre une option de deux heures sur le sujet.

Les élèves de S seront évalués en fin de première par une épreuve anticipée d’histoire-géographie, comme c’est d’ores et déjà le cas pour le français.

 

DEUX POIDS, DEUX MESURES

Le trafic quasi nul depuis jeudi dernier sur la ligne A du RER qui transporte chaque jour un million de voyageurs pose à nouveau le problème du service public dans les transports en commun de notre région. Certes un service minimum est assuré- un train sur deux aux heures de pointe- mais est-il encore concevable, en période de crise et alors que nos concitoyens d’Outre -Manche voient leurs salaires diminuer pour contribuer à la réduction des dépenses publiques de leur pays, que quelques syndicalistes fonctionnaires prennent, sous prétexte d’augmentation, des milliers de travailleurs franciliens en otage ?

 

PLFR 2009

C’est le troisième projet de loi de finances rectificative qui vient d’être adopté au Sénat, avant le vote en janvier du premier collectif budgétaire 2010 destiné à intégrer le grand emprunt dans les finances publiques de l’Etat.

 

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