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le lycee de demain

 

Nicolas Sarkozy vient de lancer la réforme des lycées, reportée fin 2008 par le ministre de l'Education de l'époque Xavier Darcos devant les protestations lycéennes. Fin août, l'actuel ministre de l'Education Luc Chatel déclarait  « La crise économique sans précédent révèle le besoin de davantage d'éducation. La qualification, le diplôme se révèlent des armes anti-chômage. Ce sont les pays qui investiront dans leur éducation qui s'en sortiront le mieux. »

 

Depuis 20 ans, le lycée a peu évolué alors que les jeunes et le monde ont changé. Aujourd’hui, 35 000 jeunes quittent le lycée sans bac, 80 000 jeunes sortent de l’enseignement supérieur sans diplôme et la France est classée au 69ème rang sur 109 pour les étudiants étrangers qui postulent  dans les universités américaines. Tout le monde s’accorde sur la réforme, indispensable, de l’orientation. Tout le monde est aussi d’accord sur le fait que le lycée doit mieux préparer aux études supérieures. Parce que le lycée doit aider les jeunes à faire les bons choix, à mieux préparer leur avenir, c’est une réforme pragmatique du lycée qui nous est proposée.

 

 

 

 

1) Une meilleure orientation

 

Le système d’orientation va connaître une « véritable révolution ». L’orientation va devenir « progressive et réversible » selon les goûts et les compétences de chacun, un « droit à l’erreur »,  étant instauré. Ainsi chaque lycéen pourra bénéficier pendant les vacances scolaires :

ü      De stages passerelles permettant de changer de filière, en vue de rattraper les connaissances non acquises dans une autre

ü      De stages de remise à niveau.

 

Si l’idée initiale du découpage en semestres est supprimée, l’année de première sera en revanche organisée de façon à permettre aux élèves qui voudraient changer de filière de le faire, moyennant un rattrapage. Aujourd’hui, le choix de la filière scientifique (S), économique (ES) ou littéraire (L), se fait en seconde mais les options prises en seconde déterminent déjà l’entrée en première. Ainsi un élève qui veut s’inscrire en S doit avoir suivi l’option «  mesures physiques et informatiques », un élève qui veut s’inscrire en ES se voit recommander l’option « économie et social ». Ces passerelles sont considérées comme une « seconde chance » et devraient permettre d’éviter les redoublements chaque fois que cela est possible.

 

L’orientation fera l’objet d’un renforcement à tous les niveaux, en vue de permettre aux élèves de recevoir une meilleure information sur la filière qu’ils visent, les études supérieures qui en découlent et les débouchés professionnels liés à cette filière. A cette fin, les établissements seront aidés pour établir des partenariats avec les établissements d’enseignement supérieur, les stages en entreprise seront encouragés, des « banques de stages » mises en place dans les lycées, et les professeurs incités à effectuer des stages d’observation en entreprise.

Chaque élève bénéficiera d’un tuteur qui l’informera, le conseillera et l’accompagnera dans ses choix d’orientation, pour un parcours personnalisé.

 

2) Un rééquilibrage des effectifs

 

Entre les filières scientifique, économique et sociale et littéraire. L’idée est de rendre ses lettres de noblesse aux humanités classiques, dévalorisées par rapport à la voie scientifique estimée, trop souvent à tort, comme royale. Afin de contrecarrer cette tendance, la réforme cherche donc à rendre la filière littéraire plus attractive, notamment en communiquant sur les possibilités auxquelles elle donne accès après les études. Une attention particulière sera portée aux filières technologiques, essentielles à l’heure où l’économie réclame toujours plus d’ingénieurs et de techniciens supérieurs. Une série « sciences et technologies industrielles » sera crée. Des places seront, dans les IUT, réservées aux lycéens des bacs professionnels.

 

La filière littéraire sera revalorisée :

 

ü      Par la création d’un enseignement de langue et civilisation étrangère spécifique

ü      Par l’introduction de nouvelles disciplines telles que le droit

ü      Par la création d’un enseignement artistique et culturel adapté.

 

3) Un soutien individualisé

 

Deux heures de cours par semaine de soutien individuel sont prévus pour les classes de seconde, sans alourdir l’emploi du temps des lycéens, à l’instar de ce qui a récemment été mis en place dans les écoles et les collèges. Mise en place à la rentrée 2010, la mesure sera étendue en 2011 pour les premières et 2012 pour les terminales. Le soutien se fera sur la base du volontariat de l’élève ou à la demande d’un professeur. Ces derniers disposeront d’une plus grande autonomie, en partenariat avec les proviseurs, pour organiser ces cours à leur guise, aider à combler des lacunes de connaissance ou méthodologiques, approfondir une matière, accompagner l’orientation.

 

4) Un plan d’urgence pour les langues vivantes

 

Aujourd’hui, les bacheliers parlent mal les langues étrangères, notamment l’anglais. Dans les classements internationaux, la France se situe parmi les plus mauvais élèves de l’Union européenne

Afin que les lycéens deviennent bilingues si ce n’est trilingue, l’accent sera mis sur l’oral en petits groupe de niveau.  Visio - conférences, enseignement de matières telles que l’histoire ou les sciences en anglais, conversations avec les assistants étrangers partenariats avec des lycées étrangers et  contacts avec les natifs seront systématisés, avec pour objectif de mettre l’accent sur la maîtrise orale de la langue.

 

5) Donner à la culture la place qui lui revient

 

La part consacrée à la culture et au développement artistique est trop réduite. La première chose à réformer, c’est, comme l’affirme le Président, notre manière de penser car les disciplines artistiques ne doivent pas être relayées au second plan. L’art et la culture feront partie de la vie des élèves et évaluées selon des modalités à définir.

 

 

 

 

Pour favoriser l’accès à la culture pour tous, des mesures très concrètes seront mises en place comme :

 

ü      Un vidéo club dans chaque lycée  et une vidéothèque libre de droits répertoriant 200 œuvres classiques grâce à la mise en place par France Télévision d’une plate forme de cinéma en ligne.

ü      La diffusion audiovisuelle des grandes expositions ou grands évènements culturels.

 

6) La conquête de l’autonomie

 

 Le lycéen a besoin de prendre des initiatives. La recherche de l’autonomie doit devenir l’une des missions essentielles du nouveau lycée. Aujourd’hui, un élève qui s’engage au service des autres, qui prend des responsabilités au sein de l’établissement, n’est pas encouragé. Le charisme, l’attention aux autres, doivent compter davantage dans l’évaluation. Des responsabilités concernant la vie du lycée, telles que la restauration, les aménagements, doivent pouvoir être confiées aux lycéens.

 

Notre Ministre de l’Education Nationale, Luc Chatel, entame demain un tour de France des lycées et ce n’est qu’au terme de cette ultime phase de concertation que les décisions finales seront prises.

Beaucoup des actions qui viennent d’être évoquées sont déjà mises en œuvre dans nombre d’établissements. Les mesures  préconisées sont des mesures de bon sens destinées  à assurer la réussite de chaque élève, à tirer chacun vers le haut en vue d’un parcours professionnel réussi.

 

Dans sa volonté d’aboutir, le Président de la République a fait preuve d’écoute, de sagesse et d’habileté pour enfin amorcer la réforme à laquelle nous sommes tous très attachés. Peut-être que ce projet n’affiche pas les mêmes ambitions que celui préconisé avant l’été par Xavier Darcos. Mais Nicolas Sarkozy a pris l’option de convaincre tous les acteurs concernés par cette réforme et nous savons bien qu’il est très facile d’enflammer la jeunesse sur un sujet qui engage son avenir mais qui dépend grandement des intérêts catégoriels. L’objectif est donc très ambitieux.

 

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Chiffres clés

 

2,1 millions de lycéens en France, pour un peu plus de 4 500 lycées et un peu plus de 500 000 professeurs.

 

Une moyenne d’un professeur pour 11 élèves du second degré contre un pour 13 dans le reste des pays d’Europe.

 

73 300 lycéens  pour la seule ville de Paris.

 

Le lycée conduit près de 65 % d’une génération au bac.

 

10 500 € sont dépensés par année pour chaque lycéen.

 

88,8 % : C’est, en 2009, le taux le plus haut de réussite au bac général, contre 79,7 % pour le bac technologique et 87,1 % pour le bac professionnel.

 

Répartition des lycéens à Paris : 73 300 dans 167 lycées soit :

 

ü      Enseignement général : 61 952 lycéens dont 38 789 en lycée public

ü      Enseignement professionnel 11 302 lycéens dont  9 936 en lycée public

 

 

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Par courrier :

Philippe Dominati

Sénateur de Paris
15 rue de Vaugirard
Palais du Luxembourg
75291 Paris Cedex 06

 

INTERDICTION DU PORTABLE A L’ECOLE

C’est à l’occasion du projet de loi sur le Grenelle 2 que  les sénateurs ont décidé de l’interdiction dans les écoles maternelles, élémentaires et collèges, de l’utilisation par un élève d’un téléphone portable. Motif invoqué : les « inquiétudes grandissantes et les doutes au sein de la population sur les effets des champs électromagnétiques sur la santé ».

 

LA POSTE : l’URGENCE DE LA REFORME

2,7 milliards d’euros.C’est ce dont la  Poste a besoin pour faire face dans les années à venir à l’ouverture à la concurrence du secteur et aux évolutions  sur son métier courrier. Rappelons qu’avec 6 milliards d’euros de dettes, la Poste a besoin de capitaux pour poursuivre sa croissance, et que les engagements européens interdisent à l’Etat d’apporter les fonds nécessaires à un établissement public sous peine d’être soupçonné de subventionner l’entreprise. Voilà pourquoi un changement de statut en société anonyme, préalable à une augmentation de capital, s’impose. L’augmentation sera souscrite à hauteur de 1,5 milliards par la Caisse des Dépôts et Consignations, et à hauteur de 1,2 milliards d’euros par l’Etat.

 

FONCTIONNAIRES :

SUPPRESSION DE LA RETRAITE D’OFFICE A 55 OU 60 ANS

Lorsque le projet de décret aura été publié au JO, les fonctionnaires comme les policiers, infirmières, instituteurs ou pompiers pourront, à compter du 1er janvier 2010, prolonger leur activité professionnelle jusqu’à 65 ans, sous réserve que leur aptitude physique soit certifiée par un médecin agrée.

 

GRENELLE 2 ADOPTE AU SENAT

Contrairement au Grenelle 1 qui avait recueilli la quasi-unanimité des voix des sénateurs, le Grenelle 2 n'a pas, au terme de trois semaines de débat, bénéficié d'un consensus. Le projet de loi "portant engagement national pour l'environnement" dit Grenelle 2, est la traduction concrète de la loi d'orientation Grenelle 1 votée en juillet. Ce texte technique, de plus de 100 articles, prévoit des dispositions aussi diverses que la modulation des prix des péages pour les camions, l'obligation pour les entreprises de plus de 500 salariés d'établir un bilan environnemental, l'interdiction de publicité pour les pesticides destinés au jardinier amateur, la création de corridors écologiques reliant des espaces riches en bio- diversité pour préserver les espèces sauvages, l'obligation de déclarer les nanoparticules.

Le texte prévoit aussi d'améliorer la performance énergétique des bâtiments et des modifications importantes du code de l'urbanisme, des mesures pour les transports collectifs, sur les déchets, la pollution lumineuse et sonore.

J’ai pour ma part déposé un amendement visant à ce que l’étiquetage de l’information environnementale, obligatoire à partir de 2011, s’applique à l’échelle des catégories de produits. Dans la mesure où il y a plus de 90 000 référencements dans la grande distribution, si l’information était demandée au niveau des produits, cela exigerait des PME des moyens humains et financiers excessifs. Le texte doit maintenant être examiné par l'Assemblée nationale.

 

JEAN SARKOZY : UNE CANDIDATURE ANTI -ETATIQUE

- L’EPAD, établissement public d’Etat, est l’enjeu depuis des années d’un affrontement entre les élus du département des Hauts-de-Seine et l’Etat. Cette confrontation a permis d’imposer à quatre reprises à l’Etat une sorte de cohabitation dans laquelle cet établissement a été présidé depuis plus d’une décennie par un élu local. On ne peut que s’en réjouir.

- Cette victoire des élus locaux a été  amplifiée puisque les deux derniers présidents du  Conseil général ont exercé personnellement cette fonction lorsque les circonstances leur permettaient. La candidature du Président du groupe politique exerçant la majorité s’impose naturellement à partir du moment où elle n’est pas exercée par le président du Conseil général.

- Il est souhaitable que cette tendance s’amplifie, notamment dans la gouvernance de sociétés d’Etat à connotation régionale telle que celle du Grand Paris ou de la RATP.

 

 

 

EXPERIMENTATION DES PEAGES URBAINS

Pendant trois ans dans les villes de plus de 300.000 habitants. C’est ce qui vient d’être adopté à l’occasion d’un amendement du Sénateur Louis Nègre.

Quelques précédents de péages urbains en Europe :

  • A Londres, depuis 2003, la zone à péage correspond à l’hypercentre de la capitale. Les automobilistes paient 8 € en semaine, de 7 h à 18 h 30. Des caméras filment les plaques d’immatriculation.
  • A Stockholm, depuis 2007, un cordon de 18 portiques délimite la zone à péage, sans que l’automobiliste ait à s’arrêter. Le coût est de 1 à 2 € par passage
  • A Milan, depuis 2008, le tarif journalier pour circuler dans la ville historique est de 2 à 10 €, en fonction du niveau de pollution du véhicule et de la plage horaire.
    Sur les 12 premiers mois de fonctionnement, la municipalité annonce 5 millions de véhicules en moins dans le centre.

 

PROJET DE LOI PENITENTIAIRE

Le Sénat a décidé de maintenir le principe de l’encellulement individuel, établi depuis 1875. Le gouvernement souhaitait le supprimer au motif qu’il est difficile à mettre en place en raison de l’engorgement des prisons. Les sages de la Haute Assemblée n’ont pas souhaité revenir sur cette disposition initiale et ont rappelé que lorsque les personnes sont placées en cellule collective, leur dignité doit être assurée.

 

 

 

 

 

 

170 000 EUROS

C’est la somme que Rachida Dati a réussi à réunir pour la Fondation Hôpitaux de Paris - Hôpitaux de France, présidée par Bernadette Chirac, qui œuvre en faveur des adolescents en souffrance. 3500 consultations médicales vont pouvoir être assurées. C’est une incontestable réussite.

 

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