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DOMMAGE !


La rentrée parlementaire a été riche en événements : taxe carbone, réforme de la taxe professionnelle, réforme des collectivités territoriales et présentation du projet de loi concernant le Grand Paris.

 

Cela a été l’occasion pour beaucoup d’élus franciliens de rencontrer le Ministre en charge de ce projet, Christian Blanc, qui jusque là s’était muré dans un profond silence et travaillait sans aucune concertation.

 

Le projet du Grand Paris est un objectif ambitieux, motivant, clairement défini par le Président de la République quelques mois après son élection et qui est d’un intérêt national puisque la Région capitale, par son économie, est l’une des plus importantes d’Europe.

 

Les problèmes sont multiples. Il faut à la fois simplifier les structures et les autorités diverses qui s’y exercent, tout en donnant une légitimité à la gouvernance. Il faut définir un périmètre efficace pour appréhender l’avenir sur le long terme sans pour autant déséquilibrer la Région Ile-de-France. Il faut constituer un budget, l’alimenter de recettes provenant des collectivités de son périmètre.

 

Ces sujets sont si complexes que le Président a encore besoin de temps pour les affiner. C’est dans cette perspective qu’il a remis à une échéance plus lointaine la proposition émise par Edouard Balladur dans son rapport sur la réforme des collectivités territoriales, qui reprenait la suggestion préconisée par Philippe Dallier et étudiée par le Sénat, d’une fusion des quatre départements de la petite couronne. Cette proposition était une première base de discussion.

 

 

 

 

 

Aussi, la volonté d’aboutir sur des problèmes concrets qui concernent quotidiennement les Franciliens, a amené Nicolas Sarkozy à franchir la première marche en proposant la première loi qui concerne le Grand Paris et s’attaque principalement à la problématique des transports en Ile-de-France.

 

C’est l’essentiel des 33 articles du « projet de loi relatif au développement de la région capitale », qui sera présenté par Christian Blanc le 7 octobre en Conseil des ministres.

 

Le Président a fait des transports la pierre angulaire de son projet du grand Paris. « C’est sur le transport que va se jouer la partie la plus décisive. Parce que la question de la mobilité est cruciale, parce que le système de transport francilien est à bout de souffle. Parce que se déplacer tous les jours pour aller travailler est devenu un véritable enfer pour des millions de Franciliens ».

 

 

A bout de souffle

 

Les transports urbains en Ile-de-France, c’est 35 millions de déplacements quotidiens pour 11 millions de concitoyens, soit près de 3,5 trajets par personne, pour une durée moyenne qui dépasse les 45 minutes.

 

Les transports en commun de l’agglomération parisienne offrent plusieurs modes de transports distincts. La ville de Paris et sa proche banlieue sont accessibles par le métro (16 lignes). Au-delà des limites de la ville, l’Ile-de-France est couverte par les RER et les Transiliens (7 lignes). L’offre est complétée localement par un réseau de lignes de bus (environ 1500 lignes )et quelques tramways (4 lignes).

 

Ce réseau est exploité et géré par plusieurs sociétés, mais principalement s’y exerce le monopole des sociétés d’état. Le métro parisien a été construit et financé par la ville de Paris et l’ancien département de la Seine à une époque où la capitale était sous la tutelle de l’Etat. Par la suite, le réseau des transports publics a été concédé à plusieurs sociétés privées qui furent bénéficiaires.

Au lendemain de la seconde guerre mondiale, dans la vaque des nationalisations nécessaires à la reconstruction du pays, l’Etat a crée il y a soixante ans la RATP et a instauré un monopole public.

 

Au fur et à mesure du développement de notre Région, l’Etat a perdu progressivement son rôle dynamique puisque la RATP et la SNCF, chroniquement déficitaires, n’avaient plus les moyens d’investir dans des infrastructures. Les collectivités locales, départementales et la Région ont alors dû assurer l’essentiel du financement des investissements.

Les dirigeants des entreprises publiques, sous l’autorité du préfet de Région, ont alors privilégié le dialogue social et étaient jugés sur l’absence de grèves par le gouvernement, bien souvent au détriment d’une gestion rigoureuse et efficace pour l’usager.

 

La Région capitale fut le théâtre d’affrontements réguliers entre ces deux sociétés qui se traduit par des projets bien souvent inachevés (METEOR, EOLE, liaison ferroviaire entre Orly, Roissy et le centre de l’agglomération).

Aujourd’hui, quatre acteurs majeurs, la RATP (métro, bus, RER A et B intra muros) et la SNCF (trains de banlieue, RER C, D, E plus A et B extra muros) , RFF, et l’association OPTILE qui regroupe près d’une centaine d’entreprises privées exploitant des lignes de bus régulières, ont la responsabilité des transports en Ile-de-France.

 

Ces exploitants sont coordonnés par le STIF, Syndicat des Transports d’Ile-de-France, ancien STP, géré, depuis la loi Raffarin de décentralisation d’août 2004, non plus par l’Etat mais par des élus locaux. Avec 4,2 milliards d’euros versés en 2008 pour le fonctionnement des différents réseaux de transport de la région, le STIF, présidé par le Président du Conseil-régional d’Ile-de-France, est la principale source de financement des transports franciliens.

 

Nonobstant la densité du réseau, le mécontentement est important pour les habitants d’Ile-de-France et pour leurs élus car le réseau est saturé et certaines connexions sont particulièrement longues voir incertaines.

Les problèmes qui pèsent sur la vie des Franciliens et sur la qualité du service sont le manque de liaisons de banlieue à banlieue, la dégradation du matériel, mais aussi les grèves. Les transports franciliens souffrent principalement de l’absence de moyens de financement.

 

Bref, la déficience du système de transports collectif en Ile-de-France est d’abord principalement la déficience d’un système géré par l’Etat depuis plus d’un demi-siècle sous un régime monopolistique et uniquement dans cette région française.

 

Une quatrième société

 

Pour résorber ces contraintes de transport en Ile-de-France, Jean Paul HUCHON a présenté en juin 2008 un plan de mobilisation pour les transports de 18 milliards, peu convaincant, comprenant notamment la création d’Arc Express, une sorte de métro automatique en proche couronne.

 

Quelques mois plus tard, un autre projet de métro automatique « de 130 km, unique en son genre » voit le jour dans le cadre du Grand Paris.

L’objectif est de relier les espaces vitaux de notre Région en moins de trente minutes par un double circuit ayant l’aspect d’un grand huit et maillé d’une quarantaine de gares.

 

Le coût de ce projet dont les travaux démarreraient dès 2012 est estimé à plus de 20 milliard d’euros sur un total de 30 milliards qui seraient mobilisés par cette première étape de la loi d’aménagement du Grand Paris.

 

La loi prévoit la création d’un nouvel EPIC dénommé « Société du Grand Paris » qui assurera la maîtrise d’ouvrage de ce nouveau métro et sera donc un 4ème acteur public après la SNCF, la RATP, RFF pour s’occuper des transports en IDF. Cette nouvelle société, avec des capitaux propres faibles, et un endettement initial important, devrait trouver un équilibre financier par la commercialisation des emprises foncières autour des gares.

 

Or, ses recettes apparaissent d’ores et déjà surestimées selon le rapporteur général du budget Gilles Carrez. Pourquoi, en période de vaches maigres, faut-il créer une nouvelle société alors qu’il serait peut-être préférable de recapitaliser la RATP ?

 

Même si ce projet de métro automatique souterrain est un beau projet qui fait appel à l’innovation technologique la plus poussée, il ne permet pas à lui seul de relever le défi de la rénovation des transports en Ile-de-France et le projet politique demeure entier.

 

Monopole étendu pour la RATP

 

D’autant que cette approche coïncide avec la nécessité pour notre pays de s’adapter à la libéralisation des transports collectifs dans l’Europe entière. En effet avant le 3 décembre de cette année, entrera en vigueur le règlement européen sur les obligations de service public (dit OSP) ouvrant l'attribution de contrat de service public à une mise en concurrence préalable.

 

Mais la France traîne. Elle ne veut pas marcher au rythme de nos voisins européens. Elle a négocié une dérogation au régime général pour allonger la durée du monopole de la RATP jusqu’en 2039. L’exception française se traduit par une « rallonge » de plus de 50% par rapport au délai que ce sont octroyés tous nos voisins.

 

En l’occurrence le gouvernement a sans doute oublié l’esprit qui nous a animés lorsque nous avons mis en place le service minimum et a été manifestement sensible à la forte culture syndicale qui prédomine dans ces entreprises de transport.

 

Il en a bien conscience car c’est par un amendement lui permettant d’éviter un véritable débat qui, en l’espace d’un week-end, a procédé à cette action néfaste pour les Parisiens. Cette manière de procéder risque d’ailleurs d’être sévèrement jugée par le Conseil constitutionnel.

Le meilleur moyen pour obtenir un service maximum et de qualité de nos transports parisiens est en effet d’assurer la diversité de l’offre. C’est la position que j’avais défendu en 2007 en déposant une proposition de loi visant à supprimer le monopole de la RATP concernant le réseau de surface. Chaque parisien peut mesurer chaque jour le peu d’escalators qui existent dans nos 300 stations de métro. Il peut également constater l’état moyen de la propreté des installations, l’absence de climatisation et de caméras. Sans parler des grèves et incidents de transports qui défraient quasi quotidiennement la chronique.

 

Si l’on peut se réjouir de la volonté de Nicolas Sarkozy d’investir dans un projet moderne et combien utile aux Franciliens et à l’économie régionale, j’ai le sentiment que la volonté d’aboutir et la rapidité d’action qui est propre au Chef de l’Etat a été en partie captée par une vision trop technocratique qui induit une gestion monopolistique de nos transports collectifs.

 

Notre Région sera sans doute la seule enclave française et européenne, en 2039, à se soumettre à l’héritage de la gestion étatique pour créer et gérer un système de transports collectif. Dommage…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LES ACTEURS

 

STIF

  • Le syndicat des transports d'Île-de-France (STIF), établissement public administratif est l'autorité organisatrice des transports de la région Ile-de-France. Les membres du STIF sont la région Île-de-France et les huit départements de cette région.
  • Dans le cadre de la décentralisation, l’État s’est retiré le 1er juillet 2005 du Conseil d’administration du STIF, qui est depuis présidé par le président de la région Ile-de-France.
  • Budget 2008 du STIF : 7387,25 M€
  • Avec 4,2 milliards d’euros versés en 2008 pour le fonctionnement des différents réseaux de transport de la région, le STIF est le principal financeur des transports franciliens.
  • Le STIF organise, coordonne et finance les transports publics de voyageurs d’Île-de-France, qui sont assurés par la RATP, la SNCF Ile-de-France et les compagnies de bus privées regroupées dans l’association OPTILE.
  • Il définit les conditions générales d’exploitation, crée les titres de transport et fixe les tarifs.
  • Il définit l’offre de transport et le niveau de qualité des services dans le cadre de contrats signés avec les entreprises.
  • Il coordonne la modernisation du système de transports publics franciliens, en définissant les principes des grands investissements publics, notamment les grands projets d’infrastructure prévus au contrat de plan Etat-Région (CPER), et en décidant des modalités de leur réalisation. Il assure le contrôle de la maîtrise d’ouvrage des projets.
  • Enfin, il cofinance la modernisation ou la création des équipements nécessaires à l’amélioration de la qualité de service, grâce au produit des amendes de circulation routière perçues en Ile-de-France, dont il est affectataire à 50 %.

 

RATP

  • Cette régie a été créée le 1er janvier 1949, en remplacement de la compagnie du chemin de fer métropolitain (CMP) et de la société des transports en commun de la région parisienne (STCRP), afin de gérer l'ensemble des moyens de transport souterrains et de surface de Paris et de sa banlieue, qui étaient assurés par des entreprises privées jusqu'en 1944.
  • Son statut est celui d'un établissement public industriel et commercial (EPIC).
  • Son chiffre d’affaires est de 4 075 millions d’euros en 2008 dont 691 millions eu autofinancement.
  • Son résultat net en 2008 est de 125 millions d’euros.
  • Depuis 2000, elle se développe en France et à l'international dans les marchés de l'exploitation de réseau et de l'ingénierie en transport et est actuellement le sixième acteur mondial du marché du transport collectif.
  • Pour intervenir sur des marchés concurrentiels ou qui sortent de sa mission de service public, l'EPIC RATP a créé plusieurs filiales. RATP Développement gère les participations de la RATP dans des holdings en charge de l'exploitation de réseaux en province ou à l'étranger, RATP International gère les participations de la RATP dans l'ingénierie ferroviaire, Telcité regroupe les actifs de télécommunications que la RATP a déployé sur son réseau, Promo Métro gère les espaces commerciaux dans les stations de la RATP et la SEDP est en charge du patrimoine immobilier de la régie.
  • Pour 2008, la régie comptait 43 435 agents actifs.
  • La RATP est l'une des quelques entreprises françaises où les employés bénéficient de régimes spéciaux de cotisations retraite et maladie, dont les règles diffèrent de celles appliquées aux employés du privé et aux fonctionnaires. Les agents de conduite peuvent ainsi partir en retraite à 50 ans, s’ils ont acquis 30 ans de service, les agents de maintenance à 55 ans et les sédentaires à 60 ans. Le montant des pensions est calculé sur les six derniers mois.

 

OPTILE

  • L'Organisation Professionnelle des Transports d'Île-de-France, Optile, née en octobre 2000, de la fusion de l'Association Professionnelle des Transporteurs Routiers (APTR) et de l'Association pour le Développement et l'Amélioration des Transports en Région Île-de-France (ADATRIF) regroupe l'ensemble des entreprises privées exploitant des lignes régulières inscrites au Plan de Transport d'Ile de France soit plus de 90 entreprises .
  • Alors que les lignes de bus de la RATP irriguent Paris et sa petite couronne, celles des entreprises de l'Optile desservent essentiellement la moyenne et la grande couronne.
  • Supervisé par le syndicat des transports d’Ile-de-France (STIF), l'Optile a reçu du syndicat, en 2008, un budget de 491 millions d'euros.
  • Optile a été créé afin de représenter ses entreprises adhérentes auprès des organismes chargés de transports dans la région. Elle est chargée de coordonner ses actions, améliorer ses réseaux, elle gère également la reconstitution des recettes en fonction des compensations attribuées par le STIF et permet d'assurer la pérennité économique de ses entreprises. Elle cherche enfin à promouvoir le label Optile afin que ce dernier soit connu et reconnu par sa clientèle.
  • L’OPTILE représente :
    • 1 070 lignes régulières
    • 1 100 des 1 300 communes d'Île-de-France desservies
    • 24 000 points d'arrêts
    • 4 600 conducteurs
    • 250 millions de voyages par an

 

 

 

 

SNCF

  • La Société nationale des chemins de fer français (SNCF) est un établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC), qui par ailleurs détient des participations majoritaires ou totales dans des sociétés de droit privé regroupées dans le groupe SNCF.
  • L'EPIC, emploie près de 160 000 personnes en mai 2009 pour un chiffre d’affaires de 17 milliards d'euros (2007)
  • Il  exerce une double activité : d’entreprise ferroviaire chargée de l'exploitation commerciale de services de transport ferroviaire de voyageurs et de marchandises, d'une part ; exploitation et maintenance, pour le compte de RFF d’autre part.
  • La SNCF exploite environ 32 000 km de lignes, dont 1 850 km de lignes à grande vitesse (juin 2007) et 14 800 km de lignes électrifiées. Elle fait circuler en moyenne 14 000 trains par jour et transporte 1 milliard de personnes par an.
  • Par son volume d'activité, c'est la deuxième entreprise ferroviaire de l'Union européenne après la Deutsche Bahn.
  • Le reste du groupe SNCF, employant près de 68 000 personnes pour 6 milliards d'euros de chiffre d’affaire, intervient dans les domaines suivants : logistique et transport routier de marchandises (dont Géodis), transport routier de voyageurs (dont Keolis), liaison maritime (SeaFrance), commerce (Voyages SNCF…), ingénierie (EFFIA, INEXIA…), liaison ferroviaire partagées avec d'autres partenaires (Eurostar, Thalys…)

 

RFF

  • RFF est un établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC) français créé en 1997, par une scission limitée à partir de la SNCF.
  • RFF est chargé de l'entretien, du développement, de la cohérence et de la mise en valeur des voies ferrées françaises.
  • RFF est devenu le maitre d'ouvrage des grands projets ferroviaires en France. Pour son premier grand chantier, RFF a réalisé la Ligne à Grande Vitesse Est européenne, de janvier 2002 à juin 2007.
  • La propriété du domaine public ferroviaire a été transférée pour l'essentiel à RFF lors de sa création en 1997 : 29.000 km de lignes en service et 108.000 ha répartis sur plus de 10.000 communes. En tant que gestionnaire de l’infrastructure ferroviaire, RFF dispose d'une délégation de service public pour percevoir une redevance des entreprises ferroviaires utilisatrices. Le montant n’en n’est pas fixé par RFF mais par le gouvernement.
  • RFF est une structure d’un peu plus de 800 personnes.
  • Bilan 2008 : 47,3Md€
  • Dette financière 2008 : 28,2Md€
  • Chiffre d’affaires 2008 : 3,1Md€
  • Résultat net 2008 : 11,8Md€

 

 

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Philippe Dominati

Sénateur de Paris
15 rue de Vaugirard
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LE TRACE DE LA ROCADE

- Longueur : 130 km de lignes essentiellement en souterrain

- Capacité : 45.000 personnes en heure de pointe

- Vitesse de pointe : 60 à 80 km/h
Coût : 20 milliards d’euros

L’objectif est de relier, depuis l’aéroport Paris Charles de Gaulle, la Défense ou le Centre de Paris, en moins de 30 minutes ; ou encore de relier l’aéroport d’Orly à la gare de Lyon en 25 minutes, Villejuif à Noisy-Champs en 25 minutes, les deux aéroports internationaux en moins d’une heure. Il sera par ailleurs possible de rejoindre directement, depuis l’aéroport de Paris Charles de Gaulle, la Défense ou le Centre de Paris, en passant par le quartier Pleyel à Saint Denis, futur hub métropolitain, où il sera envisagé la création d’une nouvelle gare TGV, au cœur du territoire de la Plaine Saint Denis et à 10 minutes de la Défense par le nouveau réseau métro.

 

EXPLOSION FISCALE A PARIS

Bertrand Delanoë tue le pouvoir d’achat des Parisiens. Déjà en 2009, le Maire de Paris, au motif d’une stabilité fiscale depuis le début de son mandat, augmentait de 9% le taux des quatre impôts locaux. De plus, il crée une nouvelle taxe, une taxe foncière départementale dont le taux était fixé à 3%.

Pour 2010, le Maire de Paris récidive au détriment encore et toujours du pouvoir d’achat et de la qualité de vie des Parisiens. Une nouvelle augmentation des taux des quatre taxes locales est prévue de l’ordre de 10%. Pendant ce temps, l’Etat refuse d’augmenter la pression fiscale qui pèse sur les Français et pour ceux situés dans la première tranche de l’impôt sur le revenu, le gouvernement les exonère du 2ème tiers afin de préserver leur pouvoir d’achat en ces temps de crise économique.

Depuis plus d’un an, face à la crise économique qui secoue le monde entier, aucune réforme n’a été mise à l’étude afin de réduire les dépenses municipales. Aujourd’hui, contrainte dans l’urgence de tailler dans ses frais de représentation, les missions à l’étranger de ses élus, les colloques, les expositions, la ville de Paris en arrive à réduire les subventions à des associations culturelles et sportives, financement qui leur ait bien souvent nécessaire pour vivre.

Depuis 2001, incapable d’apporter des réponses et de réformer la structure parisienne, Bertrand Delanoë et son équipe ont conduit les Parisiens à l’inexorable nécessité d’augmenter les impôts locaux.

La majorité de Bertrand Delanoë fait payer cash les Parisiens pour ses dépenses excessives telles que l’embauche entre 2001 et 2008 de près de 8000 agents supplémentaires soit une hausse de 150 millions d’euros des frais de fonctionnement soit une augmentation de 45% en 8 ans.

La mairie de Paris demeure en total décalage et n’est pas capable d’ajuster ses dépenses à la réalité économique mondiale. Il faut faire en sorte que Paris bénéficie d’une politique fiscale plus modérée et acceptable. Cela passe inévitablement par une remise en cause immédiate et profonde de toutes les dépenses municipales.

 

Auto-entrepreneur : pas de cotisation supplémentaire

A l’occasion de l’examen du projet de loi formation professionnelle, j’ai déposé un amendement de clarification destiné à éviter que les auto-entrepreneurs ne soient pas redevables d’une cotisation supplémentaire au titre de la formation professionnelle, alors même qu’ils n’auraient réalisé aucun chiffre d’affaires. Rappelons que les travailleurs indépendants ayant opté pour le régime de l’auto-entrepreneur sont soumis à un unique forfait de cotisations et contributions sociales sur leur chiffre d’affaires (12 % du CA pour un commerçant, 21,3 % pour une activité artisanale, 18,3 % pour une activité libérale).

 

 

 

 

 

la formation professionnelle reformée

Les sénateurs ont adopté le 23 septembre le projet de loi relatif à l’orientation et à la formation professionnelle tout au long de la vie, qui doit « permettre à chacun de progresser d’au moins un niveau de qualification au cours de sa vie professionnelle ». Pour être définitivement adopté, le texte doit encore passer le filtre de la commission mixe paritaire qui se réunira le 6 octobre prochain.

Le Sénat a apporté plusieurs modifications significatives au projet de loi sous l’impulsion de son rapporteur, Jean-Claude Carle.

Ces amendements concernent notamment la portabilité du droit individuel à la formation, le financement du Fonds paritaire de sécurisation des parcours professionnels et le statut des apprentis et des stagiaires. Concernant ces derniers, les sénateurs ont adopté un article tendant à limiter les possibilités de recourir aux stages.

Il prévoit que « les stages sont intégrés à un cursus pédagogique, selon des modalités définies par décret ». Par ailleurs, un stage de plus de deux mois (au lieu de trois, comme actuellement) devra donner droit à gratification.

 

VICTOIRE DES LIBERAUX EN ALLEMAGNE

Le programme d’Angela Merkel prévoyait de contenir le déficit public et de baisser les prélèvements obligatoires dès la sortie de crise. La victoire des libéraux va renforcer cette orientation… en Allemagne !

 

 

 

 

PROJET DE LOI PENITENTIAIRE

L’Assemblée nationale a adopté hier le projet de loi pénitentiaire, visant à améliorer les conditions de détention et à mettre la France en conformité avec les règles européennes. Les principales dispositions adoptées sont les suivantes :

- la loi généralise l’accès des détenus au téléphone, qu’ils soient prévenus ou condamnés

- le placement en quartier disciplinaire ne peut excéder trente jours, contre quarante-cinq aujourd’hui. Les fouilles intégrales sont limitées

- tout condamné est tenu d’exercer au moins une activité facilitant sa future réinsertion. Sa participation aux activités professionnelles donne lieu à la signature d’un « acte d’engagement » avec le chef d’établissement

- les possibilités d’aménagement de peine sont étendues aux condamnés à moins de deux ans de prison, à l’exclusion des récidivistes.

En prison, les condamnés à moins de cinq ans pourront sortir automatiquement quatre mois avant la fin de leur peine avec un bracelet électronique, sauf décision contraire du procureur.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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