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TOURISME : RESTER LE N°1


Nous venons d’adopter la loi de développement et de modernisation des services touristiques, destinée à redynamiser le secteur du tourisme. Avec près de 80 millions de visiteurs, la France demeure la première destination touristique au monde même si le nombre de visiteurs étrangers a diminué de 3% l’an dernier. On constate que cette baisse est surtout due à une diminution des visiteurs en transit car autrement, la fréquentation est stable, à 68 millions de personnes.Pour autant, le secteur de la restauration (cafés et restaurants) est lui aussi touché par la crise. Son chiffre d’affaires a diminué de 3,4% en 2008 et le nombre d’établissements ayant mis la clé sous la porte aurait progressé de 26,3% selon les chiffres de l’UMIH.

 

Afin de réagir concrètement face à ces interrogations quant à l’avenir, Hervé NOVELLI, Secrétaire d’Etat chargé notamment du Tourisme et des Services, a présenté au Sénat son projet de loi de développement et de modernisation des services touristiques. Ce texte vise à « relancer un développement actif de notre économie touristique » car «  la place de la France comme premier pays touristique au monde peut être menacée dans les années qui viennent ».

 

Ce texte, qui ne prétend pas à l’exhaustivité, a pour objet de redynamiser un secteur en s’articulant autour des grands axes suivants :

 

1/ Réforme de la procédure de classement des hôtels, engagée avec la création d’une 5ème étoile et la définition de critères mieux adaptés aux attentes d’aujourd’hui. Le classement demeurera volontaire. Des organismes privés se chargeront désormais des visites dans les établissements. Les critères ont ainsi été modifiés pour mieux correspondre aux nouvelles attentes des clients. L'accès à Internet ou le nombre de prises électriques sera pris en compte ainsi que les normes concernant la literie. Face à la mode du spa, des critères prendront en compte les espaces de spa, les piscines, les aires de jeux... La nouvelle grille favorisera les établissements proposant des services additionnels comme des suites, des terrasses, des jardins ou qui font des efforts en matière de préservation de l'environnement. On estime que sur les 17877 hôtels français étoilés, 85% devraient être rénovés pour faire partie de cette nouvelle classification. Un investissement estimé à environ 10 milliards d'euros pour un coût de 6000 à 10000 euros par chambre. La Caisse des dépôts et l'Oséo aideront les hôteliers à financer ces investissements. C’est  1,5 milliard d’euros d’investissement sur trois ans qui seront ainsi mobilisés.

 

2/ Simplification de la réglementation applicable aux agents de voyage tout en assurant un niveau élevé de protection aux consommateurs. Les quatre régimes d’autorisation existants sont remplacés par un régime unique de déclaration. Tous les professionnels qui exercent l’activité de vente de voyages ou de séjours continueront à devoir disposer d’une garantie financière ainsi que d’une assurance de responsabilité civile professionnelle et répondre à des conditions d’aptitude professionnelle. Il leur faudra en outre être inscrit sur un registre public.

 

3/ Modernisation du régime des « voitures de tourisme de luxe dites de grande remise » qui seront désormais dénommées « voitures de tourisme avec chauffeur ». L’obligation de possession d’une licence pour les entreprises de voiture de tourisme avec chauffeur est supprimée. Les chefs de ces entreprises devront continuer à disposer de véhicules répondant à des conditions de compétence et de moralité définies par décret.

 

4/ Mise en place de l’Agence de développement touristique, issu du rapprochement d’ODIT France et de Maison de la France. Elle deviendra l’opérateur unique de l’Etat en matière de tourisme. A côté de ses missions de promotion et d’ingénierie touristique, l’agence se voit confier des missions d’intérêt général. Elle élaborera et actualisera le référentiel de classement hôtelier. Cette fusion des services de l’Etat va dans le bon sens car elle entraînera des économies de gestion.

 

5/ Modification de la réglementation sur les chèques-vacances. Une inégalité flagrante existait dans les entreprises de moins de 50 salariés puisqu’elles représentent moins d’un pour cent des bénéficiaires des chèques vacances. C’est la raison pour laquelle ce projet de loi crée les conditions d’un accroissement de la diffusion des chèques-vacances dans  ces entreprises de moins de 50 salariés.

 

A l’occasion de ce texte j’ai déposé plusieurs amendements afin que :

 

ü  les compétences des chauffeurs puissent être justifiées non seulement par un examen mais aussi par la réalisation d'un stage de formation professionnelle ou par l'exercice d'une activité professionnelle en rapport avec les opérations de transport touristique

accorde,accorde 


ü  accordeen matière de classement et d’hébergement, un même organisme évaluateur ne puisse contrôler plus de deux fois successivement un même établissement

 

ü  accordeles chefs d’entreprise de moins de 50 salariés puissent bénéficier des chèques vacances (et non seulement leurs salariés)

 

ü  un rapport soit remis par le gouvernement sur la qualité de l’accueil dans les aéroports de Paris

accorde
 


ü  un registre des entreprises de tourisme avec chauffeur soit mis en place  (assouplissement du mécanisme aujourd’hui en œuvre)

 

ü  accordepour renforcer la protection du consommateur, le régime de responsabilité des agences de voyage en ligne soit aligné sur celui des agences de voyage

 

ü  refusesoit supprimée la condition de compétence linguistique requise comme condition d’aptitude professionnelle des chauffeurs de voiture de tourisme.

 

ü  refuseles magasins puissent être ouverts le dimanche dans les zones dites touristiques tels, comme l’a évoqué plusieurs fois le Président de la République, les Champs Elysées  ou la rue des Francs bourgeois à Paris.

refuse
 


ü  les voitures de tourisme avec chauffeur bénéficient des mêmes conditions d’accès et de travail dans les aéroports que les taxis

 

C’est par un vote consensuel que le Sénat a adopté, mercredi 8 avril 2009 ,en première lecture, ce projet de loi sur le tourisme qui vise à moderniser et à rendre plus compétitif ce secteur.

La majorité UMP et Union centriste a voté pour ainsi que le PS et le RDSE (à majorité radicaux de gauche). Le groupe communiste s'est abstenu.

 

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Philippe Dominati

Sénateur de Paris
15 rue de Vaugirard
Palais du Luxembourg
75291 Paris Cedex 06

 

TROP PEU DE TAXIS PARISIENS

15000 à Paris, 22 000 à Londres, 50 000 à New York ! Les taxis parisiens, qui desservent Paris et 80 communes des départements des Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne, sont trop peu nombreux !

 

LES BAISSES DE FREQUENTATION EN CHIFFRES

Le recul est de 4 à 7% pour les arrivées d’Européens en raison notamment de la défection des Allemands et des Britanniques.

Hors Union Européenne, l’échelle est plus grande. Si le nombre de nord-américains s’est réduit de 2%, la fréquentation des Japonais chute de 16%.

En termes de nuitées, les chiffres sont globalement stables car si l’hôtellerie connaît une contraction de 0,6%, leur nombre a progressé de 1,2% dans les campings et les résidences de tourisme.

 

une baisse encore plus significative a paris…

Selon les chiffres de février 2009, de l’observatoire Economique et Statistique du Tourisme Parisien, si les arrivées nationales progressent, les arrivées étrangères régressent en moyenne de 4,6% et jusqu’à 10,9% pour les arrivées en provenances des Amériques. Paris ne semble donc pas s’en tiré moins bien que la moyenne nationale.

 

52ème ville sur 60

C’est le rang attribué à Paris par le

cabinet Global Market Insite en termes de qualité d’accueil. Un piètre résultat masqué par la richesse du patrimoine de la capitale mais qui ne laisse pas indifférent !

 

le silence de bertrand delanoe

La séance a été très animée lors de l’examen de l’amendement que j’avais présenté sur l’ouverture des magasins le dimanche, amendement repris par le groupe centriste. Pour ma part, il s'agissait de répondre avec pragmatisme à un problème concret, immédiat, spécifiquement parisien. Or le débat a été instrumentalisé : il est devenu tabou. Qu’attend le maire de Paris pour prendre clairement position sur un problème qui touche la première ville touristique du monde ?

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