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- 37 % :
LE PLONGEON


C’est le pourcentage du déficit budgétaire acté lors de la révision de la loi de finances pour 2009. Il manque dans les caisses 37 % de recettes attendues pour équilibrer le budget. Ce chiffre est celui qui serait utilisé par une mère de famille ou un chef d’entreprise, mais lorsqu’il s’agit de finances publiques, on préfère atténuer la réalité en se référant au PIB pour dire que le déficit n’est que de 5,4 % du PIB.

 

Pourtant, le projet de loi de finances rectificative, dit collectif budgétaire, adopté ce jour par le Sénat, est sans équivoque.  Certes, il va permettre de financer immédiatement les mesures décidées en janvier et février par le Gouvernement. Mais il actualise également les dernières données macro-économiques, s’inscrivant dans un contexte de dégradation de la conjoncture mondiale : - 1,5 % de PIB et presque 104 milliards de déficit budgétaire, soit le double d’il y a un an !

 

Le premier collectif de janvier 2009 avait pour priorité la relance par l’investissement public. Celui qui vient de nous être présenté est la traduction budgétaire des mesures sociales annoncées il y a peu par le Président de la République : meilleure indemnisation des chômeurs partiels, suspension du deuxième tiers provisionnel pour les redevables de la première tranche de l’impôt sur le revenu, soutien du secteur automobile, augmentation des allocations familiales pour les bénéficiaires de l’allocation de rentrée scolaire, et versement de chèques-emploi service pour les personnes âgées.

 

Vous connaissez mon engagement. Ce n’est pas la première fois que je m’inquiète de la dérive de nos dépenses publiques. Lorsqu’il y a six mois, je me réjouissais de la baisse des prélèvements obligatoires, je considérais qu’il était nécessaire que cela aille de pair avec une réduction drastique de la dépense publique. Les caisses étant vides, je veux bien admettre qu’à crise exceptionnelle, mesures exceptionnelles. Mais l’Etat français ne pourra pas indéfiniment vivre au dessus de ses moyens. Nous avons déjà dépassé les critères d’endettement du pacte européen et désormais Bruxelles considère que la France est dans une situation comparable à la Grèce et à l’Espagne alors qu’en apparence notre économie semble plus saine que celle de la Grande Bretagne.

 

 

 

 

Par rapport au collectif de janvier, le déficit budgétaire 2009 se dégrade de 17 milliards d’euros, pour atteindre 103,8 milliards d’euros. Rien que pour le premier mois de l’année, au 31 janvier, les recettes ont reculé de 10,3 % et il faut bien évidemment espérer que cette prévision déjà déchirante en cette fin de premier trimestre ne nous oblige pas à une révision encore plus drastique lors du prochain collectif qui aura sans doute lieu cet été.

 

Quant à la dette publique, avec plus de 1320 milliards d’euros, elle atteint des niveaux record, se situant à 73,9% du PIB cette année, ce qui nous entraînera sur la crête des 80 % pour 2011. Rappelons-nous que le ratio d’endettement était de 35 % du PIB en 1990. La France est certes dans une situation comparable à l’Allemagne mais celle-ci a dû, pendant cette période, faire face à la fusion avec l’Allemagne de l’Est.

 

 

 

 

Depuis l’élection présidentielle, le gouvernement s’est engagé à assainir et maîtriser la dérive des dépenses publiques en ne remplaçant pas un fonctionnaire à la retraite sur deux, en réformant profondément diverses administrations (ANPE, justice, hôpital) et en provoquant une réforme d’ampleur des collectivités territoriales. Le Président Sarkozy a réaffirmé récemment sa volonté de « réduire la bureaucratie, améliorer la productivité des services publics, accroître l’efficacité de la dépense publique ». Je m’en réjouis car la volonté demeure. Mais je ne peux masquer mon inquiétude  lorsque je constate que l’INSEE nous prouve que l’emploi dans les collectivités territoriales a crû trois fois plus vite que l’emploi dans le secteur privé depuis 1990 et que la Révision Générale des Politiques Publiques, la RGPP, destinée justement à réduire cette dépense publique, semble avoir des difficultés à obtenir les résultats escomptés.

 

La crise est réelle. L’OMC vient d’annoncer un recul des échanges mondiaux de 9 %. Il faut dire la vérité aux Français et leur faire comprendre que le déficit de l’Etat va au-delà du raisonnable mais uniquement pour des circonstances exceptionnelles et pour la durée la plus courte possible. Si celle-ci perdurait, nul doute que le pays serait en danger car nous serions acculés à maintenir ce rythme au détriment des plus faibles… c’est-à-dire les générations futures.

 

 

 

 

 

 

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10 architectes pour le grand paris

La vision du Paris du futur sera exposée dès la fin du mois à la Cité de l’architecture et du patrimoine Pour imaginer la métropole parisienne des trente ans à venir, Nicolas Sarkozy a demandé fin 2007 aux architectes et urbanistes les plus brillants de la planète de présenter  leur projet du Grand Paris.

 

bouclier fiscal : n’y touchons pas !

Le bouclier fiscal, c’est le plafonnement des impôts à 50 % ; c’est un engagement du Président de la République mis en place à son arrivée avec la loi TEPA (Travail, Emploi, Pouvoir d’Achat) ; c’est ne pas travailler plus d’un jour sur deux pour l’Etat, c’est une mesure de « justice fiscale » qu’il n’est pas question, dans un pays où les prélèvements obligatoires sont déjà très importants, de modifier. C’est la raison pour laquelle je me suis opposé à tous les amendements visant à le remettre en cause lors de l’examen du collectif budgétaire.

 

financement de l’audiovisuel public

Au moment où les chaînes privées s’apprêtent à s’acquitter d’une taxe sur leurs recettes publicitaires supplémentaires crée début janvier afin de financer l’audiovisuel public et au titre d’un supposé « effet d’aubaine » dû au report de la publicité publique sur le privé,  la forte récession du marché publicitaire contredit toutes les prévisions. Non seulement l’effet d’aubaine n’existe pas mais alors que beaucoup craignaient un sous financement du service audiovisuel public, celui-ci sort renforcé de la réforme compte tenu de la garantie de ses ressources pour les années à venir. Deux poids, deux mesures… Quand cessera t- on en France de faire payer le public par le privé ?

 

un projet enterre ?

Elaboré en toute confidentialité, sans aucune concertation avec les élus franciliens, le secrétaire d’Etat au développement de la Région capitale devrait présenter dans quelques semaines son projet : une rocade souterraine de 140 km en grande couronne. Une hérésie pour les architectes Jean Nouvel, Christian de Portzamparc, Roland Castro ou David Mangin qui sont également chargés de proposer à Nicolas Sarkozy des scénarios de développement pour la métropole et prônent eux la multiplication de métros aériens et tramways.

 

LE COUT DES MESURES ANNONCEES DEPUIS QUATRE MOIS

- 320  millions de garantie pour les prêts interbancaires

- 10,5 milliards pour les 6 plus grandes banques privées

- 20 milliards pour le fonds stratégique

- 70 milliards pour sécuriser les hôpitaux psychiatriques

- 160 millions  pour l’hébergement d’urgence

- 20 millions pour améliorer l’aide alimentaire

- 48 millions pour l’augmentation de 80€ des petites pensions de réversion

- 26 milliards pour le plan de relance

- 450 millions pour financer l’audiovisuel public

- 25 millions pour la gratuité des musées pour les - 26 ans

- 200 millions par an pendant trois ans pour soutenir la presse

- 2,6 milliards de mesures sociales

- 300 millions débloqués en 2010 pour l’agriculture

- 580 millions pour les DOM dont 280 millions pour la mise en place du RSA

 

statut du beau parent : quelle pertinence ?

Faut-il vraiment créer une nouvelle loi pour reconnaître l’autorité parentale à un tiers ? Pour bien des spécialistes du droit, ce rôle du tiers est déjà reconnu par  la loi de 2002  qui permet le partage ou la délégation parentale. Nous avons d’autres priorités en temps en période de crise que de réformer le statut de la famille, déjà si fragilisée !

 

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