Changer de politique migratoire
 
        Les chiffres de l’INSEE dévoilés la semaine dernière nous apprennent que, pour la deuxième année consécutive, la natalité a baissé en France : 785 000 naissances en 2016, contre 799 000 en 2015. Pire, elle a structurellement baissé depuis 2012, année au cours de laquelle 822 000 nourrissons avaient vu le jour. Dans le même temps, l’immigration légale n’a cessé de croître, augmentant de 17,9 % pendant le quinquennat de François Hollande. 227 500 titres de séjours ont ainsi été délivrés en 2016, à quoi il faut encore ajouter l’immigration clandestine, ainsi que l’explosion du nombre de visas délivrés par le pouvoir socialiste : 3,1 millions en 2016, soit un bond de 35 % par rapport à 2012 !
 
        A l’évidence, une telle situation n’est pas tenable. Il en va d’abord de l’harmonie de notre société qui, sous le poids d’une immigration aussi massive, ne peut décemment intégrer les nouveaux arrivants sans risquer de rompre le lien social et la cohésion nationale. Si nous avons le devoir d’intégrer les populations immigrées, il nous faut néanmoins nous poser la question du rythme. C’est pourquoi j’approuve sans réserve la proposition de François Fillon consistant à faire adopter par le Parlement, chaque année, des quotas d’immigrés selon les besoins économiques de notre pays et ses capacités d’accueil. Comment pourrions-nous, alors que notre taux de chômage est de l’ordre de 10 % et que nos comptes publics - en particulier sociaux - sont dans le rouge, garder inchangée notre politique migratoire ?
 
Limiter strictement l'immigration légale
 
        Le sujet de l’immigration est trop important pour que nous le laissions aux mains des démagogues avec, d’un côté, les partisans d’un accueil inconditionnel et, de l’autre, les partisans d’une immigration zéro. Les premiers croient sans doute adopter une attitude généreuse et morale, mais ne font en réalité que miroiter l’eldorado et encourager les tensions « identitaires », en favorisant l’addition de communautés dont chacune aurait gardé sa propre culture, en rupture avec notre récit national. De la même manière, nous romprions avec notre histoire, riche de nombreux apports successifs d’étrangers, si nous nous faisions les promoteurs d’une immigration zéro. Pour le rayonnement de la France, je rappelle que nous sommes le 5e pays au monde, presque à égalité avec l'Allemagne, à accueillir le plus d’étudiants étrangers.
 
        En revanche, une position équilibrée commande d’exiger des immigrés qu’ils adoptent nos us et coutumes, en un mot notre culture. Cette exigence est d’autant plus indispensable que le problème de l’immigration se conjugue avec la déliquescence de notre système éducatif et social. Dans ces conditions, il est proposé par notre candidat de subordonner le versement de toute prestation sociale (allocations familiales, aides au logement, etc.) à 2 ans de résidence régulière en France et de ne pas renouveler le titre de séjour aux étrangers qui ne respecteraient pas leur parcours d’intégration. Quoi de plus naturel, en effet, que de demander aux étrangers fuyant la guerre ou la misère d’adopter les règles du pays d’accueil ? C’est d’ailleurs en ce sens que François Fillon propose de subordonner l’acquisition de la nationalité française à l’assimilation du candidat étranger.
 
        Même s’il ne représente qu’une part relativement faible de l’immigration (à peine 12 %), le regroupement familial devra lui aussi être subordonné à des conditions plus strictes, en ce qui concerne aussi bien les ressources, le logement, la durée de résidence que la maîtrise de la langue française. Une dénonciation provisoire de la Convention européenne des droits de l’homme n’est pas à exclure si elle est le prix de nos exigences certes renforcées mais nécessaires. Au plan européen, il est d’une part proposé de tripler le budget de Frontex et de créer un corps de gardes-frontières, d’autre part de renégocier les accords de Schengen afin de permettre, en cas d’afflux soudain de clandestins, la réintroduction temporaire de contrôles aux frontières intérieures. L’attachement indéfectible des Européens à la liberté de circulation ne doit pas être naïf.

Lutter fermement contre l'immigration clandestine
 
        Mais la réduction de l’immigration légale ne peut aller sans une tolérance zéro face à l’immigration illégale. En cas d’alternance, nous devrons sur ce sujet nous montrer implacable et rompre avec la pratique socialiste des régularisations massives. Depuis 2012, ce sont en effet des dizaines de milliers d’immigrés illégaux qui ont été régularisés, sur la base d’une simple circulaire de Manuel Valls adoptée le 28 novembre 2012. Les conséquences de ce laxisme sur nos finances sociales sont implacables. Cet effet d’aubaine est encore renforcé par l’aide médicale d’Etat (AME), dispositif d’accès aux soins des clandestins que notre candidat propose légitimement de supprimer pour le remplacer par la seule prise en charge des urgences sanitaires et des maladies graves ou infectieuses.
 
        Cette lutte contre l’immigration clandestine implique de revenir à la lettre du droit d’asile, privilège largement dévoyé par le faux humanisme de la gauche. En effet, le détournement des procédures d’asile constitue aujourd’hui la composante principale de l’immigration en France, l’écrasante majorité (plus de 90 % !) des déboutés du droit d’asile n’étant pas éloignée du territoire national. Afin de renforcer l’efficacité de cette procédure, nous proposons opportunément d’accélérer le traitement des demandes d’asile, en réduisant sa durée de 2 ans à 6 mois. En parallèle, nous en appelons à la réciprocité et suggérons de conditionner l’aide au développement à la coopération des pays dans l’accueil de leurs ressortissants expulsés.
 
        En somme, le programme de ma famille politique en matière d’immigration procède d’un constat éclairé et lucide : si notre pays et est doit rester pluraliste, à l’image de l’ensemble des sociétés occidentales, il ne peut l’être qu’à la condition d’unir la communauté nationale autour de règles de vie partagées par tous. Cet objectif suppose une immigration rigoureusement contrôlée, loin des discours démagogiques et stériles de la gauche comme de l’extrême-droite.
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