L'heure du choix
 
     A l’issue du dernier débat organisé dans le cadre de la primaire de la droite et du centre, je dois tout d’abord exprimer ma satisfaction quant à la qualité des échanges et la tonalité des débats. Notre famille politique s’est d’ores et déjà montrée à la hauteur du rendez-vous donné aux Français.
     Nous sommes aujourd’hui à un moment décisif : les électeurs de la Droite et du Centre auront très probablement à faire le choix du futur président de la République en se déplaçant les 20 et 27 novembre. Il est donc naturel que je vous réponde à la question que vous êtes nombreux à me poser.
 
Pourquoi avoir choisi Nicolas SARKOZY ?
 
     Pour trois raisons principales, et un attachement personnel.
 
     Tout d’abord, en tant que libéral, et chef d’entreprise, j’ai le plaisir de constater que, dans le domaine économique, de nombreuses idées qui m’ont toujours animé sont diversement reprises dans les programmes des uns et des autres (à l’exception de Jean-Frédéric POISSON, antilibéral assumé). Il s’en dégage une convergence de vues assez nette sur des sujets qui sont pour moi essentiels : la réduction de la dépense publique conjointement à une baisse de la pression fiscale.
     Ce qui distingue nos différents candidats, c’est le rythme d’application ou la méthodologie. J’ai toujours été un farouche opposant à l’augmentation de la TVA dite sociale. Je ne peux imaginer que la première mesure d’une alternance politique soit une augmentation de l’impôt touchant tous les Français pour un montant de plus de 20 milliards, mettant ainsi en péril le moteur de la consommation et démontrant que nous sommes incapables de réduire la dépense publique sans opérer des transferts de charges. Parmi les principaux candidats, seul Nicolas SARKOZY évite ce recours à la fiscalité indirecte. De plus, il est le plus radical concernant le signal à donner aux entrepreneurs dans son processus de suppression de l’ISF et, surtout, de baisse de l’impôt sur les sociétés pour redonner de la compétivité à nos entreprises.
      J’ai bien conscience que la crise de 2008 a stoppé l’élan qui avait été initié par Christine LAGARDE, mais je pense qu’une majorité présidentielle resserrée est nécessaire pour imposer des changements économiques aussi profonds dans ce domaine.
 
     La seconde raison tient à l’approche concernant notre sécurité. Les Français sont inquiets, à juste titre, de la double crise qui frappe notre pays : le terrorisme et la crise migratoire. Chaque citoyen se laisse influencer par la principale critique du pouvoir socialiste qui consiste simplement à associer la montée de l’insécurité à la baisse des effectifs effectuée sous le précédent quinquennat, même si certains s'en désolidarisent aujourd'hui.
     D’abord, le contexte n’était pas le même car la crise était financière. Puis, peu de Français savent que la France est le pays d’Europe où nous avons le plus grand nombre de policiers et de gendarmes par habitant avec l’Italie. Mais surtout, lorsque les effectifs consomment en salaires près de 89 % du budget du ministère de l’Intérieur, on assiste à une paupérisation des forces de l’ordre. Dans le budget de 2017, il y aura effectivement 5 000 hommes en plus, mais 144 millions d’euros en moins pour le fonctionnement et l’investissement qu’en 2009.
    Je cite ces quelques chiffres pour démontrer que ce sujet capital ne peut être traité sous le seul angle de l’émotion et de la polémique sur les effectifs. Qui mieux que Nicolas SARKOZY, qui a fait plusieurs grandes réformes dans ce ministère qu’il connait si bien, dont certaines ont même été amplifiées par les socialistes, peut s’adapter rapidement à l’urgence d’une plus grande efficacité ?
 
     Ma troisième préoccupation concerne l’Europe. Nous constatons le repli de nos amis américains ; nous avons enregistré le retrait du Royaume-Uni ; nous savons en Espagne que, malgré trois élections, le gouvernement est minoritaire et que la Catalogne s’oriente vers la sécession ; nous attendons le référendum italien pour savoir si le premier ministre RENZI pourra rester au pouvoir. Pendant ce temps, Madame MERKEL, après onze années de gouvernement, postulera probablement pour un nouveau mandat en octobre 2018.
     A cette date, le président de la République française devra être prêt avec elle, mais parfois en opposition, pour relancer le projet européen faute de quoi nous assisterons à la dislocation de l'Union européenne. La première urgence sera évidemment la renégociation des accords de SCHENGEN, ainsi que les modalités du Brexit.
     Dans les relations si subtiles, parfois rugueuses, nécessaires entre les dirigeants des grandes puissances, Nicolas SARKOZY a déjà démontré son grand potentiel. Son énergie et son expérience, lorsqu’on se souvient de son rôle phare en 2008 lors du sommet du G20, au plus fort de la crise financière, ou de sa présidence unanimement remarquée du Conseil de l’UE, seront pour la France de précieux atouts à l’heure d’affronter une situation de plus en plus chaotique.
 
Le choix de l’expérience et de l’énergie
 
     Plus simplement, j’entends rester fidèle à l’homme, avec lequel nous avons été nombreux à travailler et dont les qualités sont beaucoup plus nombreuses que les quelques travers dont ses adversaires de gauche l’affublent.
     Pour ma part, je l’ai toujours connu comme une personne de dialogue, franche et parfois même trop sincère. Ces qualités galvaudées ont pu, selon certains, le rendre parfois intraitable et confiner à l'excès. Je ne l’ignore pas. Mais j'apprécie chez lui sa volonté et sa détermination, autant de qualités qui seront utiles au prochain chef de l’Etat pour redresser le pays…
Modalités de la primaire de la Droite et du Centre
Qui peut voter ?
 
Notre primaire est ouverte. Inutile donc d’avoir sa carte de militant pour aller voter ! Il vous suffit seulement de remplir les trois conditions suivantes :
      - être inscrit sur les listes électorales au 31 décembre 2015 ;
      - verser 2 € par tour de scrutin ;
     - signer une charte d’adhésion aux « valeurs républicaines de la droite et du centre » et « s’engager pour l’alternance afin de réussir le redressement de la France ».

Aucun vote par procuration ne sera possible.
Où voter ?
 
Plus de 10.000 bureaux de votes seront répartis sur l’ensemble du territoire. Ils seront ouverts de 8 heures à 19 heures. Pour connaître votre bureau de vote, rendez-vous sur : http://www.primaire2016.org/ou-voter/ ! Après avoir voté, vous pourrez si vous le souhaitez laisser vos coordonnées afin d’être recontacté et tenu informé durant la campagne présidentielle.
Quand voter ?
 
Les deux tours de scrutin auront lieu les dimanches 20 et 27 novembre. Dans l’intervalle, le jeudi 24 novembre, une émission spéciale verra s’affronter les deux candidats finalistes. Faites de cette primaire un immense succès !
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